Et les femmes?

La lettre du pape sur «l’ordination sacerdotale exclusivement réservée aux hommes» a un peu paradoxalement relancé l’idée du diaconat féminin. La revendication est déjà ancienne puisqu’elle s’est fait jour dès après le Concile Vatican II. L’argument principal : l’Eglise primitive connaissait le ministère de diacre féminin. L’idée a gagné du terrain jusque dans les échelons élevés de la hiérarchie catholique. Le cardinal Carlo Maria Martini, archevêque de Milan,estime que l’ordination des femmes au diaconat n’est pas exclue.Même son de cloche du côté du cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles. C’est en Allemagne que les revendications sont les plus fortes.

Côté romain,la tendance est plutôt au bétonnage: «Il n’y a pas actuellement de raison de changer l’enseignement et la tradition de l’Eglise sur ce point», a répondu en mars dernier le cardinal Castrillon Hoyos, préfet de la Congrégation pour le clergé. Les «diaconesses» de l’Eglise primitive qui recevaient une bénédiction pour des tâches déterminées au service de la communauté ne peuvent pas être assimilées au diaconat tel qu’il est conçu dans l’Eglise actuelle avec son caractère sacramentel. Pour l’Eglise catholique, le diaconat est un sacrement intimement et substantiellement lié au sacerdoce du Christ. Le diacre ordonné, de la même manière que le prêtre, agit «in persona Christi» et comme le Christ était un homme, seuls les hommes peuvent le faire, devait encore souligner le préfet de la Congrégation pour le clergé. (apic/mp)

20 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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