Les genoux de l’abbé footballeur

Et tout ceci est vrai.

Sa peau a la couleur de ces soutanes jadis portées, mais en moins élimée, malgré la cinquantaine. Rien, en définitive, ne différencie ce Congolais d’un compatriote. Si ce n’est qu’il est curé de son état. Et footballeur dans ses loisirs. «Parce que sur un terrain, on vit aussi une communion et le partage du ballon», aime-t-il à dire. Même si Modeste – c’est son prénom – a une notion bien africaine du partage du ballon. Mais c’est là une autre histoire. L’autre jour, donc, laissant ouailles, messes et homélie de côté, Modeste avait mis la cuissette du footballeur, noire comme il sied, pour disputer une partie de foot sous le maillot des vétérans de Matran. Qui attendaient Modeste un peu comme le messie. Normal. Sauf qu’une partie de foot dure un peu plus qu’une messe. Et bien davantage, compte tenu de la troisième mi-temps. Et que, question physique, n’est pas footballeur qui veut, confesse Modeste, out 10 minutes après le coup d’envoi. «Un problème de genou(d?)x». On s’en serait douté, l’abbé. (apic/pierre rottet)

5 juin 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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