Bethléem l’emmurée, là où Jésus est né

Et tout ceci est vrai

Bonne nouvelle en cette veille de Noël: les pèlerins reviennent à Bethléem! Ils passent furtivement sur la Place de la Mangeoire pour visiter la basilique de la Nativité. Au grand dam des marchands de crèches et autres statues en bois d’olivier. Cornaqués par des guides, ils craignent pour leur sécurité. Pas difficile de les conditionner: la ville sainte enfermée par un mur de huit mètres de haut, étouffe. Ce «mur de la honte» fragmente les territoires autonomes palestiniens. Au retour, à l’aéroport de Tel Aviv, le pèlerin se fait minutieusement fouiller. S’il a acheté des livres évoquant l’anéantissement de quelque 400 villages palestiniens lors de la fondation d’Israël il y a bientôt 60 ans, c’est l’interrogatoire serré mené par la Sécurité israélienne. Oui au pèlerin qui visite les monuments historiques et amène des devises, non à celui qui veut connaître le sort des «pierres vivantes», ces chrétiens de Palestine qui n’ont que le choix entre oppression et émigration! (apic/be)

10 décembre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!