45% de catholiques seulement suivent le service dominical
Etats-Unis: catholiques moins assidus à l’Eglise que les protestants
Princeton, 5 janvier 2004 (Apic) Les protestants vont plus volontiers à l’Eglise le dimanche que les catholiques. C’est ce qu’affirme un sondage de l’Institut Gallup, publié à Princeton. D’autre part, la baisse de fréquentation à la messe entraîne un déficit dans le diocèse de Chicago.
Selon un sondage de l’Institut Gallup publié le 16 décembre, repris par l’agence catholique américaine CNS, 45% des catholiques interrogés déclarent participer à la messe le dimanche contre 48% de protestants affirmant suivre le culte chaque dimanche. L’enquête a été réalisée novembre 2003.
En février 2003, les chiffres indiquaient que 35% de catholiques seulement et 47% des protestants participaient aux services religieux. Ce qui montre, estime l’Institut Gallup, une nette augmentation de la participation à la messe, mais les catholiques sont toujours légèrement moins assidus que les protestants.
A Chicago, en outre, la baisse de fidèles sur les bancs d’Eglise a eu pour conséquence directe une diminution de dons dans les paroisses durant l’année écoulée, selon le rapport annuel archidiocésain de Chicago, publié le 21 décembre dans le journal de l’archidiocèse, The Catholic New World. Le décompte annuel effectué en octobre montre une baisse de 5,9% durant l’année écoulée, selon l’archidiocèse. Ce qui entraîne une baisse des revenus paroissiaux de 2,9% et un déficit de 36 millions de dollars. En outre l’accroissement du coût des retraites et des primes d’assurance a contribué à creuser le déficit.
Certes les dons reçus les dimanches, les jours saints, à Noël et à Pâques, précise CNS, représentent toujours la plus grosse source de revenu de la paroisse. Ils ont augmenté de 4,8% en moyenne par personne en 2003, mais ce n’est pas suffisant pour compenser la baisse des paroissiens assistant aux services religieux, a déclaré le directeur des finances de l’archidiocèse de Chicago. (cns/kipa/apic/vb)
Genève: «Choisir» se penche su l’encyclique de Jean Paul II sur l’eucharistie
Impasse oecuménique?
Genève, 5 janvier 2004 (Apic) L’encyclique du pape Jean Paul II sur l’eucharistie, l’état du christianisme en ce début 2004, la coordination et la collaboration inter paroissiales en Suisse romande et les réflexions d’un aumônier de prison composent le menu de la nouvelle livraison de «Choisir», la revue des jésuites de Suisse romande éditée à Genève.
Le premier dossier pose une interrogation – «L’eucharistie, une impasse oecuménique ?» – et s’applique à y répondre. «L’encyclique de Jean Paul II sur l’eucharistie ne conduit nullement à une impasse oecuménique», explique Pierre Emonet. Qui écrit à ce propos: «Si elle était nécessaire pour éviter des abus et contenir une certaine anarchie, elle n’exclut pas des solutions pastorales adaptées à des circonstances particulières». Pour le Père Emonet, «il revient aux pasteurs sur le terrain, et avec leurs communautés, d’évaluer ce qu’il convient de faire pour rester fidèles à l’invitation du Christ, à la tradition de l’Eglise et à la mouvance de l’Esprit».
L’Eglise au coeur du soupçon
Le Père Albert Longchamp invite les chrétiens à innover dans le second volet. «Le christianisme serait en état de mort clinique… En dépit des études, des essais, des émissions télévisées, des débats passionnés que suscitent les religions, l’indifférence prime sur l’intérêt». Mais le feu sacré couve sous la cendre, montre Albert Longchamp, directeur de choisir, qui passe en revue des titres récents consacrés à l’avenir de l’Eglise. «L’insistance sur l’environnement, sur l’adhésion personnelle à une croyance, le besoin de tolérance qui marque la génération actuelle recèlent certes des failles signifiantes, mais donnent aussi des signaux positifs. Les chrétiens sont invités à innover dans leur vivre ensemble».
Renouveler la paroisse
Dans cette optique, les paroissiens sont invités par Claude Ducarroz, prêtre, à s’impliquer activement – y compris dans les prises de décisions – aux côtés de «l’équipe d’animation pastorale». «L’heure est à la coordination et à la collaboration interparoissiales : on ne peut échapper aux restructurations. Entre recherche de la proximité et ouverture territoriale, l’équilibre est à trouver». Pour l’abbé Claude Ducarroz, le souci de la qualité du témoignage doit «l’emporter sur l’obsession de la quantité des rassemblements. Faire signe avant de faire nombre».
En prison et en quête de sens
Aumônier depuis 4 ans à la prison de Champ-Dollon, Nicolas Desboeufs interviewé par Lucienne Bittar, partage le sens de sa démarche. Que ce soit derrière les barreaux ou à la fin de leur peine, à l’extérieur, les détenus affrontent un défi majeur: apprendre à s’accepter, à s’aimer. «Un cheminement qui ne peut s’accomplir sans rencontres humaines, et parfois divine», estime l’aumônier. (apic/com/pr)



