Mesures vertement critiquées

Etats-Unis: Des résolutions de l’Eglise presbytérienne provoquent la colère des milieux juifs

New York, 28 juillet 2004 (Apic) Des résolutions de l’Eglise presbytérienne des Etats-Unis concernant Israël et les relations entre chrétiens et juifs, ont déclenché les critiques cinglantes de groupes juifs américains. Parmi ces résolutions figurent notamment une celle appelant à un désengagement «sélectif» des entreprises qui font des affaires en Israël.

Les réactions ont été si vives – et les appels téléphoniques et courriers électroniques adressés au siège de l’Eglise à Louisville, dans le Kentucky, tellement nombreux – que l’Eglise a été obligée de diffuser un communiqué d’explication sur les résolutions adoptées par l’assemblée générale des presbytériens tenue du 26 juin au 3 juillet à Richmond, en Virginie.

Le groupe juif B’nai B’rith a qualifié ces résolutions «d’offensantes» et demandé aux autres groupes juifs de cesser tout dialogue interreligieux avec les presbytériens tant qu’ils ne reviendront pas en arrière.

Les résolutions couvrent un large éventail de questions, d’ordre interne et international. Parmi les décisions prises sur le plan national figurent le financement pour les ministères auprès des juifs convertis au christianisme, et l’affirmation que le «sionisme chrétien» – la croyance de certains chrétiens selon laquelle Israël doit contrôler la Terre Sainte avant le retour du Christ sur terre – n’est pas conforme à la tradition théologique presbytérienne.

Au plan international aussi, la résolution réclame le démantèlement du mur érigé par Israël.

A propos de l’initiative visant à un désengagement général des sociétés qui font des affaires avec Israël, l’Eglise presbytérienne relève qu’une étude sur la question a été commandée. Les résultats devraient être connus d’ici mars 2005.

«Ces actions s’inscrivent dans un engagement de longue date visant à garantir la sécurité et l’existence d’Israël et du peuple israélien, ainsi que celles des Palestiniens dans leur propre Etat, et aussi dans une vision de paix négociée comme seul moyen viable», écrit Clifton Kirkpatrick, de l’Eglise presbytérienne, dans un communiqué du 20 juillet.

James Rudin, conseiller pour les affaires religieuses auprès du Comité juif américain, s’est dit «fâché» par les résolutions, et préoccupé par la question du désengagement. (apic/eni/pr)

28 juillet 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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