Encore les suites des affaires de pédophilie dans l’Eglise

Etats-Unis: L’archevêque de Portland dénie à toute autorité le droit de saisir des paroisses

Portland, Oregon, 23 janvier 2006 (Apic) L’archevêque catholique de Portland, John G. Vlazny, a répété le 20 janvier que «personne dans l’archidiocèse n’a l’autorité de saisir les biens et avoirs des paroisses pour satisfaire aux dédommagements financiers liés au scandale des prêtres pédophiles.

Dans son édito du Catholic Sentinel, le Journal de l’archidiocèse de Portland, l’archevêque affirme que l’arrêt du Tribunal des faillites, il y a 3 semaines, déclarant que les paroisses et écoles – propriétés de l’archidiocèse – font partie des biens pouvant être considérés dans le dédommagement des victimes d’abus sexuels, a déclaré: «C’est comme un coup de poing dans l’estomac». Ajoutant: «Nous voulons faire ce qui est juste pour les victimes et nous sommes liés à la mission d’évangélisation que nous a léguée Jésus Christ».

«Les paroissiens, les enfants des écoles, les pauvres et les nécessiteux dépendent de nous pour des services qui ne sont pas tellement valorisés aujourd’hui dans notre société séculière». «Or, pour nous, ces matières sont de première importance et nous faisons chaque effort que nous pouvons pour équilibrer les demandes des victimes des actes pédophiles avec les nécessités de l’Eglise».

L’archidiocèse avait déclaré qu’il ne pouvait couvrir les dommages

L’archidiocèse de Portland est l’un des trois qui a demandé la protection prévue par la loi américaine sur les faillites, pour faire face à des plaintes pour abus sexuels. En argumentant qu’il n’avait pas assez de biens pour couvrir les dommages qui ont suivi les poursuites contre lui.

En 2004, l’archidiocèse de Portland avait été le premier aux Etats-Unis à recourir à cette possibilité légale américaine, ceci afin de faire face aux plaintes pour abus sexuels commis par des membres du clergé, se montant à plus de 53 millions de dollars.

La juge des faillites Elizabeth Perris avait indiqué vouloir mettre à contribution les propriétés des paroisses et des écoles catholiques pour dédommager les victimes. L’archidiocèse de Portand estimait que cette décision portait atteinte à son droit et à ceux des paroissiens au libre exercice de leur religion.

L’archidiocèse compte 124 paroisses, dont 40 d’entre elles ont des écoles primaires, et trois écoles secondaires. Les instances archidiocésaines soulignent qu’elles ont toujours été prêtes à payer en cas de plaintes fondées et valides, mais se défendent «contre les prétentions abusives». L’archidiocèse avait déjà dû mettre sur pied un plan de réorganisation de ses activités, suite aux événements mentionnés. (apic/cns/vb)

23 janvier 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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