Etats-Unis: L’évêque catholique aux armées contre de nouvelles frappes militaires sur l’Irak

«Il faut refuser d’obéir à une décision militaire immorale»

Washington, 4 janvier 1999 (APIC) L’évêque catholique aux armées des Etats-Unis, Mgr Edwin Frederick O’Brien, met en garde le gouvernement américain contre de nouvelles attaques militaires contre l’Irak. Dans une lettre ouverte publiée à Washington, il rappelle que les autorités militaires doivent en principe suivre les ordres de leur gouvernement. Mais, estime-t-il, les soldats et leurs aumôniers sont également tenus, de la même façon, d’obéir à leur conscience».

«Celui qui estime en conscience qu’une décision militaire est contraire à la morale, doit refuser d’obéir», écrit encore le chef aumônier catholique des armées américaines. «Si quelqu’un n’est pas capable d’évaluer objectivement une situation générale par manque d’informations ou s’il ne peut avoir la conviction qu’une action militaire est justifiée ou non et par conséquent si elle est défendable moralement, cette personne peut alors suivre les décisions des autorités, supposées être les mieux renseignées», a-t-il conclu.

Suisse: La FEPS soutient l’article constitutionnel sur la transplantation

Il garantira une meilleure protection de la dignité humaine

Berne, 4 janvier 1999 (APIC) Le Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de la Suisse (FEPS) soutient le nouvel article constitutionnel sur la médecine de la transplantation soumis en votation populaire le 7 février prochain. Pour elle, le nouvel article obligera la Confédération à régler juridiquement la médecine de la transplantation.

Autres raisons invoquées par la FEPS pour recommander le oui au nouvel article constitutionnel : L’article constitutionnel permettra de mieux garantir la protection de la dignité humaine, de la personnalité et de la santé et de répartir plus équitablement les organes tout en interdisant le commerce d’organes.

Pour pouvoir légiférer en matière de médecine de la transplantation, la Confédération doit disposer d’une base constitutionnelle plus étendue, poursuit la FEPS. A défaut de quoi, elle n’a de compétences que dans certains domaines, les autres étant du ressort de législations cantonales ou de règles de la déontologie médicale. Le nouvel article permet en outre une vue d’ensemble et réduit le risque de dispositions contradictoires.

En médecine, poursuit le communiqué, les transplantations d’organes appartiennent à la routine. Mais il reste à débattre des points très délicats qui pourront être abordés ouvertement, en cas d’acceptation par le peuple, dans le cadre de la procédure de législation. On pourra dès lors obtenir le consentement au prélèvement d’organes sur des personnes dont le processus de mort arrive à son terme. C’est pourquoi chaque personne doit pouvoir décider en pleine conscience s’il consent à un prélèvement futur. En cas de donneurs vivants, la plus grande réserve est de rigueur. Les proches d’un malade ne doivent pas être soumis à des pressions.

Un autre point délicat est la définition du moment de la mort : l’arrêt de toutes les fonctions cérébrales signifie que le processus est irréversible et qu’il n’y a plus de conscience. En ce qui concerne la transplantation d’organes, la mort cérébrale comme définition du moment du décès est une définition correcte.

Enfin, souhaite la FEPS, la répartition des organes doit se faire de manière équitable. Des critères médicaux comme l’urgence seront décisifs. Pourtant les avantages financiers ou les relations ne doivent pas jouer de rôle.

Une règlementation claire de la médecine de la transplantation est indispensable. Les lignes directrices soumises à la votation offrent une bonne base pour une législation. C’est pourquoi le Conseil de la FEPS soutient le nouvel article constitutionnel. Il est par ailleurs convaincu que malgré les possibilités offertes par la médecine de la transplantation, la prévention et la responsabilité individuelle doivent rester les premières mesures pour promouvoir la santé. Celui qui prend soin de sa santé et de celle de ses proches contribue à éviter des transplantations. (apic/com/ba)

30 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 3  min.
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