Une crainte: les lois pourraient rendrent l’avortement plus facile
Etats-Unis: La Conférence épiscopale se réjouit de l’élection historique de Barack Obama
Baltimore, 12 novembre 2008 (Apic) La Conférence épiscopale catholique des Etats-Unis, qui tient son assemblée générale d’automne cette semaine à Baltimore, s’est réjouie de l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis. Les évêques américains ont relevé l’importance historique de cet événement. Ils craignent cependant qu’avec une nouvelle administration et un Congrès dominé par les démocrates, les politiques et les lois pourraient rendrent l’avortement plus facile.
Le cardinal Francis E. George, archevêque de Chicago, a souligné la dimension historique de l’élection d’un président afro-américain dans un pays qui a connu l’esclavage. Le président de la Conférence des évêques des Etats-Unis (USCCB) a déclaré dans son discours d’ouverture que sous cet aspect, «je crois sincèrement que nous devons tous nous réjouir». Il a salué le dur travail accompli par des «figures héroïques» telles que celles du pasteur Martin Luther King Jr., assassiné pour sa lutte pour les droits civiques, les prêtres catholiques et les religieuses, les évêques et les laïcs, qui ont contribué aux réformes qui ont amené la fin de la discrimination raciale aux Etats-Unis.
Il s’est dit sincèrement reconnaissant que la conscience sociale aux Etats-Unis a progressé de telle sorte que Barack Obama n’a pas été forcé à renoncer à son héritage racial pour devenir président. Cela n’a effectivement pas été le cas avec John Kennedy «qui a dû promettre que sa foi catholique n’influencerait pas sa perspective et ses décisions comme président, il y a de cela une génération», a-t-il souligné. Le cardinal a cependant rappelé aux évêques rassemblés au Marriott Waterfront Hotel de Baltimore qu’aucun régime politique n’est totalement conforme au royaume de Dieu, tout en priant «que le futur président soit en mesure de réussir dans sa tâche, pour le bien de tous».
Après quelque trois heures de discussion dans des séances publiques et privées tenues le 11 novembre, les évêques ont fait part une nouvelle fois de l’opposition de l’Eglise à l’avortement et de l’intérêt porté à la protection des enfants non encore nés, en pointant les lois et décisions potentielles que le président élu Barack Obama pourrait mettre en vigueur. Ils craignent qu’il ne libéralise les politiques fédérales concernant l’avortement et la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Les évêques, tout en soulignant l’importance historique de l’élection du premier président afro-américain, ont souligné que le bien commun ne peut jamais être obtenu de façon adéquate dans une société qui permet l’avortement légal.
Dans leur déclaration, les évêques américains expriment le désir de travailler avec la nouvelle administration, spécialement dans les domaines de la justice économique, de la réforme de l’immigration, du système de santé pour les pauvres, de l’éducation, de la liberté religieuse et du travail pour la paix. Les évêques ont encore publié une prise de position sur la crise économique qui frappe les Etats-Unis. «Comme pasteurs et évêques, nous voyons de nombreuses conséquences humaines et morales de cette crise», peut-on lire dans le document. Les évêques américains relèvent que des familles partout dans le pays perdent leur maison, des travailleurs perdent leur travail et leur assurance maladie, l’épargne est menacée, «et les gens sont en train de perdre le sens de l’espoir et de la sécurité». (apic/cns/be)



