Réactions du Centre Wiesenthal
Etats-Unis: La décision de l’UCC de condamner la politique d’Israël est contestée
New York, 18 juillet 2005 (Apic) Des représentants américains de La Communauté internationale des chrétiens et des juifs (IFCJ) et du Centre Simon Wiesenthal critiquent la décision de l’Eglise unie du Christ (UCC) de prôner le boycotte des produits israéliens pour dénoncer la politique d’Israël dans les Territoires occupés.
Selon eux, cette décision est hypocrite car, disent-ils, elle «encouragera les terroristes et entraînera encore plus d’attaques contre des Israéliens».
Sous la pression du Centre Wiesenthal, ce groupe de chrétiens et de juifs dénonce proteste contre la décision de l’Eglise unie du Christ (UCC) aux Etats-Unis d’imposer une politique de désengagement vis-à-vis des sociétés faisant des affaires avec Israël. Les protestataires n’acceptent pas davantage la condamnation, par l’UCC, du mur de dit de sécurité construit par Israël.
Selon eux, «le désinvestissement n’est qu’une autre forme d’antisémisme» a déploré le rabbin Yechiel Eckstein, président de l’IFCJ. «Désigner Israël comme le pays qui viole les droits de la personne tout en gardant le silence sur les abus commis dans des régimes tyranniques à travers le monde, n’est pas seulement trompeur, mais dénote à ses yeux une attitude antijuive».
Lors de son Synode général à Atlanta, aux Etats-Unis, l’UCC a adopté une résolution visant à exercer des «pressions économiques» en vue de promouvoir la paix entre Israël et les palestiniens. L’Eglise précise que cette politique n’équivaut pas à un désinvestissement. Mais si les pressions exercées sur les sociétés qui profiteraient des violences commises par des Israéliens et des Palestiniens échouaient, elle chercherait à retirer ses investissements de ces sociétés en dernier recours.
Mur offensant
L’Eglise a aussi approuvé une résolution demandant à Israël d’abattre du mur que d’aucun qualifie de la honte que ce pays construit en Cisjordanie, et qui est «visuellement, physiquement, psychologiquement et spirituellement offensant» pour les Palestiniens.
La décision de l’UCC faisait suite à une recommandation de l’Eglise épiscopale des Etats-Unis qui demande à ses membres de revoir les investissements soutenant l’occupation de territoires palestiniens ou la violence contre des Israéliens innocents, et à l’initiative de l’Eglise presbytérienne (Etats-Unis) d’entamer un processus de désengagement sélectif de certaines sociétés faisant des affaires dans les territoires palestiniens occupés.
Réagissant à la décision de l’UCC, le rabbin Abraham Cooper, du Centre Simon Wiesenthal, a déclaré que l’UCC, en prenant cette initiative, «s’exclut en tant que partenaire légitime pour une paix juste et équitable en Terre Sainte». (apic/eni/pr)



