Il n’y a pas que le président Clinton...
Etats-Unis: Le cardinal Mahony regrette son intervention en faveur d’un trafiquant de drogue
Los Angeles, 19 février 2001 (APIC) Il n’y a pas que l’ex-président Clinton qui se fourvoie en accordant la grâce à des personnages controversés comme Marc Rich. Le cardinal Roger Michael Mahony, archevêque de Los Angeles, se mord lui aussi les doigts d’avoir signé – en 1996 – une lettre demandant une remise de peine en faveur de Carlos Vignali, qui a été plus tard condamné à 15 ans de prison pour trafic de drogue.
Carlos Vignali avait été arrêté en possession de 400 kilos de narcotiques. Il y a 5 ans, à l’instar d’autres personnalités publiques, l’archevêque de Los Angeles avait envoyé une lettre intercédant pour sa liberté auprès du président des Etats-Unis. Mais ces dernières années, les preuves de la culpabilité de Vignali se sont accumulées. A noter que le père du trafiquant est un important donateur du Parti Démocrate. Juste à la fin de son mandat, Clinton a d’ailleurs profité du pouvoir de grâce dont bénéficie le président des Etats-Unis pour également en faire profiter Vignali.
Selon le quotidien «Los Angeles Times», le cardinal Mahony avait écrit sa lettre en 1996 en demandant la révision du cas Vignali «pour déterminer si l’on avait rendu la justice». Dans cette lettre, l’archevêque de Los Angeles se déclarait incapable de juger si Carlos Vignali était coupable ou innocent.
Les excuses du cardinal
«Sans considérer le fonds de l’affaire, je reconnais que j’ai commis une erreur sérieuse en écrivant au président et je n’ai pas suivi ma pratique de plusieurs décennies de ne pas écrire de lettre en faveur de quelqu’un que je ne connais pas personnellement. Je présente mes excuses pour n’avoir pas suivi mes principes dans cette affaire», a-t-il déclaré. Le cardinal Mahony n’a pas voulu dire qui l’avait sollicité en faveur du trafiquant de drogue et n’a pas répondu aux appels téléphoniques des médias qui voulaient en savoir plus. (apic/aci/be)



