Les Eglises rejettent ces accusations
Etats-Unis: Le Conseil national des Eglises accusé d’avoir une attitude anti-israélienne
New York, 29 septembre 2004 (Apic) Le Conseil national des Eglises des Etats-Unis (NCC) a rejeté les accusations d’un groupe qui affirme que ses critiques à l’égard d’Israël étaient disproportionnées. Ce conseil et quatre grandes Eglises protestantes ont été la cible d’accusations dans un rapport publié le 27 septembre par l’Institut sur la religion et la démocratie (IRD), dont le siège est à Washington.
Ce rapport, affirme le NCC, est injuste et sa méthodologie imparfaite. Le document de l’IRD passe en revue les résolutions prises par le NCC, le COE, l’Eglise épiscopale ainsi que l’Eglise presbytérienne (Etats-Unis), l’Eglise méthodiste unie et l’Eglise évangélique luthérienne d’Amérique entre 2000 et 2003.
Le rapport conclut que plus d’un tiers des critiques portées par les organisations religieuses dans le domaine des droits de la personne étaient dirigées contre le gouvernement israélien, un peu moins d’un tiers contre les Etats-Unis et le reste approximativement réparti entre 20 autres pays. L’IRD est un détracteur de longue date du NCC et de plusieurs grandes Eglises protestantes qui sont, selon l’IRD, influencés par des prises de position libérales. Le groupe a affirmé avoir appliqué pour son rapport les critères établis par Freedom House, un groupe de défense des droits de la personne aux Etats-Unis.
Focalisation contre Israël
L’IRD ajoute que les groupes religieux ont tendance à ne pas critiquer certains pays – entre autres la Chine, la Corée du Nord et l’Arabie saoudite – qui se trouvent en bas de la liste des pays «libres» établie par Freedom House. «Israël est certainement responsable de certaines violations des droits de la personne, comme le sont toutes les nations», a spécifié la présidente de l’IRD, Diane Knippers, dans le communiqué accompagnant le rapport. «Mais en se focalisant de façon extrême contre Israël, tout en ignorant les violations graves des droits de la personne, le rapport déforme sérieusement le message des Eglises sur les droits humains universels», a-t-elle dit, en suggérant qu’il pourrait y avoir une «attitude anti-juive» consciente ou inconsciente de la part des groupes religieux. «Nous ne pouvons trouver une explication rationnelle à ce déséquilibre.»
Pour le pasteur Robert Edgar, secrétaire général du NCC, l’on ne peut attendre un rapport objectif de l’IRD, qui pratique une «politique partisane, laïciste», ignorant la «politique fondamentale» du NCC sur les droits de la personne. «L’IRD assimile à tort et de façon dangereuse toute critique à l’égard du gouvernement israélien et de sa politique avec l’antisémitisme», a fait remarquer le pasteur Edgar. (apic/eni/bb)



