Une visite de six jours à Washington et à New York
Etats-Unis: Le pape Benoît XVI est en route pour Washington
Rome/Fiumicino, 15 avril 2008 (Apic) L’avion de Benoît XVI a quitté Rome-Fiumicino pour les Etats-Unis, le 15 avril 2008 à 12h, heure de Rome. Le pape a entamé mardi une visite de six jours aux Etats-Unis. Pour sa première venue dans ce pays depuis son élection le 19 avril 2005, le conduira à Washington et à New York.
Le pape effectue son 8e voyage apostolique à l’étranger, du 15 au 20 avril 2008, faisant étape à Washington et New York. Après 10 heures de vol, l’avion du pape doit atterrir à 16h (heure locale, soit 22 h en Suisse) à l’aéroport militaire ’Andrews Air Force base’, non loin de Washington. Benoît XVI y sera accueilli par le président des Etats-Unis, George W. Bush, accompagné de son épouse Laura. Benoît XVI s’est envolé pour les Etats-Unis à bord d’un Boeing 777 de la compagnie italienne Alitalia.
Parmi la centaine de personnes qui a pris place dans l’avion, plusieurs prélats américains accompagnaient le pape, parmi lesquels le président et le vice-président de la Conférence épiscopale américaine, le cardinal Francis George et Mgr Gerald Kicanas, ainsi que le secrétaire général et coordinateur du voyage aux Etats-Unis, Mgr David Malloy. L’archevêque de Washington, Mgr Donald William Wuerl, accompagné de deux évêques auxiliaires, Mgr Francisco Gonzalez Valer et Mgr Martin Holley et de l’aumônier militaire Mgr Timithy Broglio ont aussi pris place dans l’avion de Benoît XVI, sans compter quelque 70 journalistes.
Avant de quitter le territoire italien, le pape a fait parvenir un télégramme au président de la République italienne, Giorgio Napolitano, souhaitant «un bien-être spirituel civil et social» au peuple italien. A son arrivée aux Etats-Unis, Benoît XVI aura un bref entretien en privé avec le couple présidentiel américain. Il quittera ensuite l’aéroport pour se rendre en voiture couverte à la nonciature apostolique de Washington où il résidera lors de son séjour dans la capitale fédérale. Aucun autre rendez-vous n’est officiellement prévu mardi.
Des rendez-vous chargés de symboles
La première étape de Benoît XVI se déroulera donc dans la capitale des Etats-Unis, Washington DC, où il restera jusqu’au 18 avril, date à laquelle il rejoindra New York jusqu’à son retour définitif à Rome le 20 avril. Parmi les points forts du deuxième déplacement outre-Atlantique de Benoît XVI, on compte sa rencontre à la Maison-Blanche avec le président Bush – en pleine campagne en vue des élections présidentielles de novembre – où une dizaine de milliers d’invités triés sur le volet assisteront à une cérémonie sur la pelouse de la résidence présidentielle, celle avec les évêques d’une Eglise encore profondément marquée par les affaires de pédophilie, mais aussi le discours qu’il prononcera à la tribune des Nations Unies et sa prière pour la paix à ’Ground Zero’.
Ce voyage, au cours duquel le pape allemand fêtera ses 81 ans ainsi que le 3e anniversaire de son pontificat, répond d’abord officiellement à deux objectifs: répondre à l’invitation qui lui a été faite de s’adresser à la tribune des Nations Unies et effectuer une visite pastorale afin de marquer le bicentenaire des 5 premiers diocèses américains, parmi lesquels New York. «Christ our hope» (Christ notre espérance) sera le thème que le pape déclinera au cours de ce voyage de 5 jours aux Etats-Unis. Un message qui s’inscrit dans la droite ligne de sa deuxième encyclique consacrée à l’espérance chrétienne, «Spe Salvi».
Rencontre du pape avec le président Bush, pas une approbation de sa politique
La rencontre du pape Benoît XVI avec le président Bush ne doit «absolument» pas être considérée comme une approbation de sa politique étrangère, notamment de la guerre en Irak, a estimé le cardinal Renato Raffaele Martino, président du Conseil pontifical «Justice et Paix». Le diplomate du Vatican a émis ces considérations le 11 avril durant une pause lors d’une conférence internationale sur le désarmement. Il a déclaré que le pape et le Saint-Siège ne peuvent pas renoncer, par cette seule visite, à toutes leurs positions concernant le rejet de la guerre, et ils continuent d’encourager le dialogue pour aplanir les différends et promouvoir la coopération.
Le cardinal Martino a encore estimé que l’argument selon lequel les troupes commandées par les Etats-Unis doivent rester en Irak pour apporter la sécurité et protéger la minorité chrétienne est sujet à caution. «A l’évidence, la principale erreur était de commencer une guerre, une seconde guerre» après la Guerre du Golfe contre l’Irak en 1991», a-t-il ajouté. (apic/cns/imedia/ms/be)




