Accusé d’avoir minimisé l’étendue de la persécution religieuse
Etats-Unis: Le secrétaire général de l’Alliance baptiste attaqué après son voyage en Chine
New York, 9 septembre 2004 (Apic) Accusé par des évangéliques d’avoir minimisé l’étendue de la persécution religieuse en Chine, le secrétaire général de l’Alliance baptiste mondiale se défend. Denton Lotz, qui a travaillé comme missionnaire en Europe orientale et en Union soviétique durant la période communiste, estime qu’en Chine, «en dépit de la persécution, du harcèlement et des difficultés», l’Eglise est vivante et florissante.
Denton Lotz a été critiqué par Voice of the Martyrs Canada, un groupe qui affirme soutenir les chrétiens persécutés. Le 1er septembre, ce groupe lui a reproché d’avoir fait l’éloge du Conseil chrétien de Chine, approuvé par le gouvernement, et de son séminaire à Nankin, en Chine, après une récente tournée en Chine.
Pour certains chrétiens évangéliques, le Conseil chrétien, qui est le groupement oecuménique le plus important de Chine, est un instrument du gouvernement chinois. Ce point de vue est contesté par certains membres des Eglises protestantes historiques et non évangéliques.
L’attaque de Voice of the Martyrs Canada
«Il est tragique de voir comment le gouvernement communiste a profité de la naïveté de ces personnes bien intentionnées pour tenter de réhabiliter l’image publique déclinante d’un des pays où les droits religieux sont les plus bafoués», a déclaré le responsable de la communication de Voice of the Martyrs Canada, Glenn Penner. «On pourrait penser que les chrétiens ont appris depuis longtemps sur la base de leur expérience de l’Union soviétique que l’on ne peut pas croire ce que montrent et racontent les organisations religieuses approuvées par le gouvernement», a-t-il poursuivi.
Denton Lotz a vigoureusement défendu ce qu’il a écrit sur sa visite en Chine: «Ayant servi comme missionnaire en Europe orientale et en Union soviétique durant la période de la répression communiste, je comprends ce que signifie être chrétien sous un régime communiste. Nous luttons et continuerons de lutter pour que la liberté religieuse totale soit donnée à tous les chrétiens et à tous les hommes et les femmes croyants.»
Liberté de culte en dépit des restrictions imposées par le gouvernement
Certes, a-t-il admis, ses remarques diffusées sur le site internet de l’Alliance n’étaient pas un article d’investigation. Il s’agissait de tenter de reconnaître ce qui peut être considéré comme une liberté de culte, en dépit des restrictions imposées par le gouvernement chinois. Il a reconnu que la liberté religieuse totale – la liberté d’avoir la radio et la télévision, des collèges, des universités, des garderies d’enfants, des orphelinats, des hôpitaux, des imprimeries – , n’existait pas en Chine actuellement. Mais en dépit de la persécution, du harcèlement et des difficultés, l’Eglise de Chine est à ses yeux vivante et florissante.
Ce n’est pas la première fois que l’Alliance est la cible des critiques. En juin, la Convention baptiste du Sud qui, avec 16 millions d’adhérents, est la plus grande Eglise protestante aux Etats-Unis et le membre le plus important de l’Alliance, a choisi de couper les liens avec elle, lui reprochant d’être devenue de plus en plus libérale. (apic/eni/be)



