Etats-Unis: Les catholiques «pro life» veulent sanctionner les partisans de l’avortement
Dans le collimateur: les politiciens catholiques pour le libre choix
Denver/Steubenville, 15 mai 2001 (APIC) Les catholiques «pro life» des Etats-Unis réclament des sanctions contre les partisans de l’avortement. Premiers visés, les politiciens catholiques favorables à la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse. Les pressions des défenseurs de la vie ne restent pas sans effets.
Dans une déclaration publique, l’archevêque catholique de Denver, Mgr Charles Chaput, explique ainsi les raisons qui l’ont poussé à annuler l’invitation faite à une députée démocrate du Colorado favorable au libre choix en matière d’IVG. Diana DeGette avait été invitée à remettre des prix lors d’une manifestation organisée par le Comité du projet d’habitation sociale de l’archidiocèse.
Pour justifier l’annulation de l’invitation à participer à cet événement catholique, Denise Ludwig, directrice responsable de la collecte de fonds du Comité a affirmé que l’archevêché avait été inondé d’appels téléphoniques, de messages électroniques polémiques et de menaces à l’annonce de sa venue. DeGette, dans le collimateur des mouvements «pro life», a déclaré avoir accepté avec joie l’invitation de l’archevêché de Denver, pensant qu’il s’agissait là d’un «signal de paix» dans sa direction. Elle a regretté qu’à la fin, «c’est la politique extrémiste du non à l’avortement qui l’a emporté».
Les «Catholiques Unis pour la Foi» demandent à l’Eglise des «sanctions décisives»
Deux jours après le communiqué de la députée démocrate de Denver, Mgr Chaput lui a répondu publiquement. Il a invité la parlementaire à «abandonner la politique extrémiste de l’avortement». Il l’a incitée à faire de son activité politique «quelque chose de plus consistant en rapport avec un service réel au caractère sacré de la vie humaine».
De leur côté, les militants du mouvement «Catholiques Unis pour la Foi» ont lancé un appel à leurs 10’000 adhérents afin qu’ils prient quotidiennement pour que l’Eglise prenne des sanctions «appropriées et décisives’’ contre les politiciens catholiques partisans de l’avortement. Ils qualifient l’IVG de «crime abominable toujours et partout».
«Nous encourageons les pasteurs qui ont des législateurs catholiques favorables à l’avortement dans leur juridiction d’exercer leur autorité morale, et si nécessaire, canonique, pour porter un témoignage prophétique à la vérité», déclare le mouvement dans une déclaration de huit pages rendue publique à Steubenville, dans l’Ohio. Le mouvement «Catholiques Unis pour la Foi» note qu’il y a actuellement quelque 70 catholiques au Congrès qui se considèrent eux-mêmes comme «pro-choice’’, c’est-à-dire partisans du libre choix en matière d’IVG. (apic/aci/cns/be)



