Ils n’ont pas cédé aux demandes du Centre Simon Wiesenthal

Etats-Unis: Les Disciples du Christ demandent à Israël de démanteler le mur de séparation

Portland, 3 août 2005 (Apic) L’Eglise chrétienne américaine, communément appelée «Disciples du Christ», demande à Israël de démanteler le mur de séparation qu’il est en train d’ériger en grande partie en territoire palestinien. Proche des Eglises réformées, cette Eglise des Etats-Unis a adopté cette résolution à une large majorité mercredi lors d’un vote de son assemblée générale tenue à Portland.

Bien que légèrement amendée avant le vote, la résolution était presque identique à celle qui a été adoptée début juillet par l’Eglise unie du Christ, une communauté proche des Disciples du Christ. Les deux Eglises sont des partenaires oecuméniques et membres des 23 dénominations américaines qui font partie du Conseil oecuménique des Eglises (COE).

La prise de position des Disciples du Christ a provoqué l’ire du Centre Simon Wiesenthal, qui a été l’un des groupes juifs américains à réagir le plus vivement pour empêcher l’adoption de la résolution, qualifiée «d’abomination,» par le rabbin Abraham Cooper, doyen associé du Centre.

Il a qualifié de «choquant et déprimant» le fait que les Disciples du Christ soient aussi «aveugles et sourds» aux souffrances des juifs, rapporte mercredi le quotidien israélien «The Jerusalem Post». Les milieux juifs américains étaient plutôt habitués à des prises de positions plus favorables à l’égard d’Israël de la part des Eglises protestantes américaines.

Le Centre Simon Wiesenthal aurait souhaité qu’avant le vote, les délégués des Disciples du Christ entendent Tzippi Cohen, une rescapée de l’attentat à la bombe du Café Hillel à Jérusalem en 2003. Mais les membres de l’Eglise ne l’ont finalement pas entendue en raison d’un changement de programme.

«Je n’ai aucun doute que si ces délégués avaient pu voir la face humaine des victimes du terrorisme palestinien, l’issue du vote aurait pu être bien différente», a affirmé le rabbin Cooper. Il a dénoncé les partisans de cette résolution «politiquement motivée» qu’il a qualifiée de «fonctionnellement antisémite». Les adversaires de cette haute barrière de séparation l’appellent le «mur de l’apartheid». (apic/jpost/be)

3 août 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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