Droit de choisir contre liberté de conscience
Etats-Unis: Les services de santé peuvent maintenant refuser de pratiquer un avortement
Washington, 24 novembre 2004 (Apic) Le Congrès américain a voté le 20 novembre une législation stipulant que les autorités de l’Etat ne peuvent plus forcer les services de santé à pratiquer ou à soutenir un avortement. Une victoire des milieux «pro-life» et de la droite dure.
La législation aura pour effet de priver de financement fédéral tout Etat ou gouvernement local discriminant un centre de santé particulier, sous motif que ce service refuse de pratiquer un avortement ou de mettre ses moyens à disposition en vue d’un tel acte, indique le quotidien américain Washington Times. La nouvelle loi vient compléter une directive fédérale permettant à un médecin de refuser de devoir se former à pratiquer un avortement. La disposition inclut aussi bien les hôpitaux que les assureurs et les infrastructures de soin.
Les partisans du droit à l’avortement ont réagi violemment à l’annonce de cette loi. Vicki Saporta, présidente de la «Fédération nationale pour l’avortement», affirme que «le Congrès fait son jeu politique aux dépens de la vie et de la santé des femmes». «Cette loi éclaire les réelles intentions de l’extrême droite qui contrôle le Congrès et la Maison Blanche, et dont le but est de déposséder les femmes de leur droit de choisir», déclare pour sa part, Elisabeth Cavendish, présidente par intérim de «NARAL Pro-choice America». Dans l’autre camp, Christopher H. Smith, député républicain, assure que «la loi entend protéger la liberté de conscience de ceux qui ne veulent pas être impliqués dans un avortement». (apic/wt/rz)




