Parce que l’Université honore le président Obama
Etats-Unis: M. A. Glendon refuse une haute distinction de l’Université catholique Notre-Dame
Washington, 1er mai 2009 (Apic) Mary Ann Glendon, ancienne ambassadrice des Etats-Unis auprès du Saint-Siège – nommée à ce poste par le président Georges W. Bush fin 2007- , a refusé une haute distinction de l’Université catholique Notre-Dame, la Médaille Lætare. Elle explique cette rebuffade par le fait que l’Université honore le président américain Barack Obama, partisan de l’avortement.
Militante «pro life», professeur à l’Université de Harvard, Jean Paul II l’avait nommée en 1994 à l’Académie pontificale des Sciences sociales qu’elle présidait depuis 2004. Mary Ann Glendon a également annoncé qu’elle allait boycotter la cérémonie du 17 mai prochain à Notre-Dame, dans l’Indiana, parce le président Obama est l’invité d’honneur de cette prestigieuse Université, où il prononcera le discours d’ouverture.
Les milieux catholiques conservateurs américains mettent en cause les décisions «pro-avortement» du nouveau président, comme le rétablissement la contribution américaine au financement du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), ou concernant la recherche sur les cellules souches embryonnaires.
Obama a des vues «contraires à la doctrine catholique»
Pour cette académicienne, qui est membre de plusieurs institutions vaticanes, le président Barack Obama a des vues sur les «principes fondamentaux de justice» contraires à la doctrine catholique. Raison pour laquelle elle a refusé la Médaille Laetare, comme elle l’explique dans une lettre au président de Notre-Dame, le Père John I. Jenkins. Sur le site internet de l’Université, le Père Jenkins annonce qu’il va rechercher un autre candidat pour cette médaille qui est attribuée chaque année à un laïc catholique américain pour services exceptionnels rendus à l’Eglise catholique et à la société.
Les adversaires du président Obama – notamment des partisans caholiques du camp républicain et des mouvements pour la vie (»pro-life») – reprochent à la prestigieuse Université d’avoir invité comme orateur pour les célébrations de fin d’études le 17 mai prochain «un partisan de l’avortement et de la recherche sur les cellules souches embryonnaires». Il y recevra également une distinction honoris causa en droit.
Les évêques aussi boycottent
Déjà 24 évêques catholiques américains ont lancé un appel contre l’invitation faite au président américain de prononcer le discours d’ouverture à Notre-Dame. Ils suivent en cela l’appel de Mgr John D’Arcy, évêque du diocèse de Fort Wayne-South Bend, sur le territoire duquel se trouve l’Université Notre-Dame. Fin mars, le président de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis, le cardinal Francis George, archevêque de Chicago, a lui aussi déploré l’invitation, estimant que cela cause un «embarras extrême» pour les catholiques.
Malgré ces campagnes de boycott, les responsables de l’Université Notre-Dame ont fait savoir qu’ils maintiendraient leur choix, tout en précisant que l’invitation faite au président Obama ne devrait pas être considérée comme une approbation de ses positions sur des questions spécifiques concernant la protection de la vie humaine, y compris l’avortement et la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Président de l’Université Notre Dame, le Père John I. Jenkins, de la Congrégation de Sainte-Croix (CSC), a estimé que cette visite était «une base pour un engagement positif ultérieur». (apic/cns/be)



