Pour la réconciliation et le renouveau

Etats-Unis: Mgr Dolan veut rencontrer personnellement les victimes de prêtre pédophiles

Milwaukee, 7 janvier 2003 (APIC) L’archevêque de Milwaukee, Mgr Timothy Dolan, veut rencontrer personnellement les victimes d’abus sexuels commis par des prêtres de son diocèse. Dans une déclaration datée du 3 janvier, le prélat appelle «à la réconciliation et au renouveau de l’Eglise».

Les dates prévues pour ces rencontres individuelles, que ce soit avec des personnes accusant des prêtres ou des victimes reconnues, sont les 27 janvier, 10 février et 6 mars. Un numéro de téléphone spécial est églalement à disposition.

Mgr Dolan a en outre approuvé la mise sur pied d’un conseil de révision pour superviser les réponses de l’archidiocèse aux cas d’abus sexuels commis par des prêtres. L’archevêque explique qu’il souhaite résoudre les futurs cas d’abus impliquant des prêtres par la voie de la médiation, en ayant le moins possible recours à des avocats. «L’argent ainsi économisé servira davantage à répondre aux besoins des victimes», explique le prélat.

Tentative de conciliation en Californie

L’archidiocèse de Los Angeles et le diocèse d’Orange en Californie se sont engagés dans des négociations avec les avocats des plaignants. Une nouvelle loi entrée en vigueur dans cet Etat au 1er janvier risque en effet d’accroître le nombre des plaintes concernant les abus sexuels. Tod Tamberg, porte-parole du diocèse de Los Angeles, a déclaré à l’Agence «Catholic News Service» que l’archidiocèse «espère beaucoup que le processus engagé permettra un traitement équitable des deux parties». Certaines poursuites engagées concernent des prêtres qui avant 1976, étaient sous la juridiction de l’archidiocèse de Los Angeles et sont désormais sous celle du diocèse d’Orange.

Troisième suicide d’un prêtre accusé de pédophilie, l’incertitude demeure

Le doute plane toujours sur la mort du Père Richard Lower, vicaire épiscopal au diocèse de Manchester dans le New Hampshire. Alors que le porte-parole du diocèse, Patrick McGee, parle de suicide, le chancelier Edward Arsenault est plus réservé. Ami du Père Lower, il ne croit pas, à titre personnel, à la thèse du suicide. Richard Lower n’était pas en bonne santé et la police n’a trouvé aucune trace de violence sur le corps.

Si le suicide se confirmait, le Père Lower serait le troisième prêtre catholique à mettre fin à ses jours suite à des accusations d’abus sexuels. En avril 2002, dans l’Ohio, le Père Donald A. Rooney, 48 ans, se donnait la mort avec une arme à feu. En mai de la même année dans le Maryland le Père Alfred J. Bietighofer, 68 ans, se pendait dans les locaux de l’Institut St Luc. (apic/cns/globe/sh)

7 janvier 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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