Le sécularisme, cause de la profonde crise morale américaine
Etats-Unis: Mgr Favalora à l’occasion de la Journée de l’Indépendance, le 4 juillet
Washington, 2 juillet juin (APIC) Le sécularisme est la cause fondamentale de la profonde crise morale et de la «culture de la mort» qui affectent la société américaine, affirme Mgr John Clement Favalora à la veille de la Journée de l’Indépendance des Etats-Unis, le 4 juillet. L’archevêque de Miami dénonce les dérives d’une société sans valeurs qui ne propose aux jeunes Américains que le langage de la violence.
Dans une lettre ouverte rédigée à l’occasion de l»Independance Day», ce dimanche, l’archevêque catholique de Miami invite à réfléchir davantage sur les causes de la «maladie morale» qui affecte la société nord-américaine et pas seulement sur ses conséquences. Intitulée «Réfléchissons sur ce 4 juillet», la lettre de Mgr Favalora veut profiter de l’ambiance de la fête nationale aux Etats-Unis pour lancer un véritable pavé dans la mare.
Une «culture de la mort» omniprésente, une liberté individuelle intouchable
«Tandis que nous nous préparons à célébrer un autre anniversaire de l’indépendance de notre nation, je ne pense pas tant à la liberté dont nous jouissons dans ce grand pays, qu’à la ’culture de la mort’ qui nous entoure», écrit-il. Et l’archevêque de Miami de dénoncer les «symptômes de la maladie», comme ces lycéens qui en massacrent d’autres et les bandes de délinquants qui envahissent les villes américaines. «Des adolescents sans espoir, torturés par leurs propres doutes, lancent un cri de détresse dans le seul langage qu’ils ont appris: la violence!»
Mgr Favalora affirme que toutes les mesures prises par le gouvernement pour diminuer la violence aux Etats-Unis ne vont pas aux racines du mal: «Malheureusement, elles s’adressent aux symptômes, pas à la maladie elle-même. Ce qui nous affecte, ce n’est pas les produits que nous achetons, mais bien la culture qu’ils créent». L’archevêque catholique de Floride déplore qu’aujourd’hui, aux Etats-Unis, la liberté individuelle soit intouchable. «Nous croyons que nous avons le droit de faire ce que nous voulons, quand nous le voulons, comme nous le voulons. La responsabilité personnelle et le bien commun sont devenus des concepts confus, qui troublent l’esprit dans un brouillard d’égoïsme».
Une fausse conception des droits individuels
«Quelle contrepartie offre la société face à cette fausse conception des droits individuels? Aucune. Nous nous demandons alors pourquoi nos enfants sont attirés par la violence, et pourquoi ils se laissent aller au négativisme. Il se pourrait bien que notre société sans valeurs ne leur laisse aucun autre choix», poursuit l’archevêque de Miami. Le prélat refuse que le sécularisme et l’absence de valeurs qui en découle soit «le prix de la liberté» de la nation américaine. En réalité, souligne-t-il, cette position est incompatible avec l’esprit des premiers nord-américains. Ces pionniers proposèrent la séparation Eglise-Etat non pour écarter la religion de la société, mais au contraire pour l’encourager.
Les «Pères de la Patrie» n’ont bien entendu pas voulu éliminer Dieu et la religion de la vie publique américaine quand ils ont écrit le 1er Amendement de la Constitution, disposant que le Congrès ne devra pas promulguer de loi concernant la religion, ni interdire sa pratique, souligne Mgr Favalora. Et d’ajouter que l’on ne pourrait pas vivre en communauté, si par exemple l’on permettait aux gens de tuer, de voler ou de mentir en toute impunité. «C’est l’essence des Dix Commandements!» L’archevêque de Miami souligne que les valeurs religieuses sont «les idéaux élevés que cherchent les jeunes d’aujourd’hui.» (apic/aci/be)



