Etats-Unis: Session du Comité exécutif de l’ARM

Face aux injustices, «le moment est venu d’agir»

Holland/Michigan, 3 août 2001 (APIC) Face aux injustices, le moment est venu d’agir, a déclaré le secrétaire général de l’Alliance réformée mondiale, le pasteur Setri Nyomi. Face à l’ordre économique mondial, il est urgent, pour le mouvement oecuménique et les Eglises, d’éradiquer la pauvreté et de restaurer la dignité humaine pour tous les peuples de ce monde, a-t-il dit.

«Au 21e siècle, nous ne pouvons nous permettre de perdre du temps alors que des êtres humains sont en train de mourir», a-t-il souligné aux membres du Comité exécutif de l’ARM, réunis à Holland, aux Etats-Unis, du 26 juillet au 4 août. «Nous sommes appelés à faire une différence… Le moment est venu d’agir».

L’allocution du pasteur Setri Nyomi portait sur les priorités de l’organisation en ce nouveau siècle. L’ARM représente plus de 200 Eglises – congrégationalistes, presbytériennes, réformées et unies.

Setri Nyomi a aussi critiqué la «léthargie» de certaines Eglises et leur a reproché leur manque d’engagement aux cotés des pauvres. Faisant référence à la campagne internationale Jubilée 2000 en faveur de l’annulation de la dette des pays pauvres, il s’est étonné: «Alors que l’an 2000 approchait de sa fin, il y avait encore des gens qui poussaient un soupir de soulagement en pensant qu’enfin la campagne pouvait se terminer».

Le secrétaire général a lancé ce message dans le contexte des nombreuses crises qui agitent le monde: aggravation de l’intolérance religieuse en Indonésie, détérioration de la situation en Terre Sainte, pandémie du sida, affaiblissement de la démocratie dans le monde, lutte pour parvenir à` un consensus sur l’environnement et dette extérieure écrasante des pays en développement.

Nos enfants ne pardonneront pas

Le secrétaire général de l’ARM a fait le rapprochement entre ces crises et l’émergence d’un ordre économique mondial basé sur la croissance aux dépens de l’environnement social et naturel. Il a chargé les Eglises membres de s’élever contre l’injustice d’un tel système. «Nos enfants et petits-enfants ne nous pardonneront pas si nous ne faisons rien face aux injustices qui sévissent autour de nous». (apic/eni/pr)

3 août 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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