Vatican

Ethique médicale: les religions doivent promouvoir la culture du soin

A la culture du «déchet» qui promeut l’euthanasie, les religions doivent opposer une «culture de soin», pour mieux accompagner la fin de vie. Président de l’Académie pontificale pour la vie, Mgr Vincenzo Paglia l’a déclaré à la veille d’un symposium sur les religions et l’éthique médicale.

Le Vatican accueillera les 11 et 12 à l’Institut patristique de l’Augustinianum quelque 250 personnes à l’occasion d’une conférence internationale sur les religions et l’éthique médicale. Organisé avec une fondation qatarie, les deux thèmes retenus dans ce congrès sont les soins palliatifs d’un côté et la santé mentale dans la vieillesse de l’autre, a précisé le président de l’institution spécialisée sur les sujets biomédicaux.

Co-organisé par l’Académie pontificale pour la vie, ce congrès s’inscrit dans une série d’initiatives pour promouvoir une «culture de soin», a rappelé Mgr Paglia. Cette culture «contraste» avec celle du déchet, tant répandue dans la société. Pour répondre à la tentation de l’euthanasie ou du suicide, a-t-il expliqué, il faut promouvoir une «conscience mondiale», représentées par les religions abrahamiques, qui constituent un «front commun».

A l’inverse, a souligné le prélat italien, l’enseignement de l’Eglise catholique vise à encourager l’accompagnement de la vie, depuis la conception de la personne jusqu’à sa fin naturelle, notamment auprès des familles. Plus largement, a pour sa part expliqué Kamran Abbasi, directeur éditorial de la revue médicale britannique BMJ, les différentes croyances religieuses doivent pouvoir fonctionner «en harmonie», notamment face aux défis auxquels sont confrontés les patients et leurs proches.

Pour une approche «hollistique»

Pour traiter les personnes de manière «hollistique» et relever les défis éthiques, a pour sa part énoncé Sultana Afdhal, directrice générale de l’ONG qatarie World innovation summit for health(WISH) – l’autre partie organisatrice de l’événement à l’Augustinianum – il s’agit «d’unir les efforts» à travers des plateformes interreligieuses. Il convient de faire progresser l’idée selon laquelle on peut soigner une personne d’une manière qui «atténue» sa souffrance en tenant également compte de ses «besoins spirituels».Dans ce cadre-là, a été publié en février 2019 un ‘Livre blanc pour la promotion et la diffusion des soins palliatifs dans le monde’, a encore rappelé le président de l’Académie pontificale pour la vie. Elaboré avec des experts originaires du monde entier, ce texte a été envoyé aux universités et hôpitaux catholiques de la planète afin de favoriser la connaissance et la pratique des soins palliatifs. (cath.ch/imedia/pad/cp)

Les soins palliatifs visent à soulager les souffrances des personnes en fin de vie | Photo: Mercurywoodrose/Wikimedia Commons/CC BY-SA 4.0
10 décembre 2019 | 15:25
par I.MEDIA
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