Rome: Après la mise sous séquestre d’un dépôt bancaire de l’Institut pour les œuvres de religion

Etonnement et perplexité du Vatican

Rome, 20 octobre 2010 (Apic) Le Père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, a indiqué, le 20 octobre, que le Vatican avait appris avec étonnement la confirmation, par la justice italienne, de la mise sous séquestre, à titre préventif, d’un dépôt de 23 millions d’euros effectué par l’Institut pour les œuvres de religion (IOR) – «la Banque du Vatican» – sur un compte de l’institut bancaire italien du Credito Artigiano.

Dans une brève déclaration, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a préféré évoquer «un problème d’interprétation et de forme» en cause dans cette affaire. En septembre dernier, à l’annonce de l’enquête menée par le Parquet de Rome, le Vatican avait évoqué «qu’une erreur de procédure était à l’origine de cette affaire».

Une erreur dans les procédures?

En outre, le Père Lombardi a indiqué que les responsables de l’IOR estimaient pouvoir «clarifier toute la question au plus vite auprès des sièges compétents». Il est intervenu après que la Commission de réexamen de Rome ait confirmé la mise sous séquestre effectuée par la brigade de police de la Garde des Finances en septembre dernier. Cette dernière a eu lieu dans le cadre d’une enquête menée par le Parquet de Rome, impliquant notamment Ettore Gotti Tedeschi, le président de l’IOR.

Avec un autre responsable de la «Banque du Vatican», celui-ci est soupçonné de ne pas avoir respecté une clause d’une législation italienne anti-blanchiment datant de 2007. Cette clause rend obligatoire la mention du mandataire de toute opération financière ainsi que son but et sa nature.

Le 21 septembre, le Saint-Siège avait déjà exprimé «sa perplexité et son étonnement» quant à la décision du Parquet de Rome d’ouvrir une enquête. Le lendemain, Ettore Gotti Tedeschi avait soutenu que cette enquête était due à une «erreur dans les procédures mises en œuvre avec le Credito Artigiano et utilisée, selon lui, pour attaquer l’institut, son président et plus généralement le Vatican». (apic/imedia/cp/nd)

20 octobre 2010 | 15:48
par webmaster@kath.ch
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