«Etre un dans notre solidarité avec un monde souffrant»

Samoa: Cinquante ans d’engagement des Eglises pour la paix et la justice

Apia, 6 septembre 2011 (Apic) «Le Pacifique est une région qui manifeste de nombreuses expressions chaleureuses et fortes de la paix», a déclaré le secrétaire du Conseil œcuménique des Eglises (COE), le pasteur Olav Fykse Tveit, à l’occasion des célébrations du 50e anniversaire de la Conférence des Eglises du Pacifique (PCC/CEP), du 30 août au 4 septembre 2011 aux Samoa.

«Dans votre nature et votre vie, on trouve beaucoup de signes témoignant d’une vie riche en éléments caractéristiques de la paix, telle la vie en abondance», a déclaré le pasteur Tveit.

Il a reconnu les défis posés à cette tranquillité: la répression récente de l’Eglise à Fidji, le désir d’indépendance complète à Tahiti, les conséquences des essais nucléaires dans la région, et l’élévation du niveau des mers résultant des changements climatiques.

«Vous avez porté les questions de la paix et de la justice à l’attention du monde lorsque vous nous avez demandé de dire d’une voix commune: non aux essais nucléaires! Non à l’utilisation de votre terre pour faire ce que d’autres ne veulent pas faire chez eux parce que c’est dangereux, voire mortel! Non au développement de tout système de sécurité ou de pouvoir s’appuyant sur des armes qui ont le potentiel de détruire toute vie sur notre planète. Même le fait d’expérimenter de telles armes expose les êtres humains et la nature à des risques inacceptables.»

La justice et la paix au cœur du ministère

La visite du pasteur Tveit est intervenue au moment où le gouvernement de Fidji décidait d’annuler la conférence annuelle de l’Eglise méthodiste de Fidji et Rotuma, et interdisait toutes les réunions d’Eglise, à l’exception du culte du dimanche.

De son côté, le président Oscar Temaru, de Tahiti, appelait les Eglises à l’aider dans sa lutte pour l’indépendance à l’égard de la France. «Autrefois, mon pays était libre et mon peuple était maître de sa destinée. Les choses ont changé au 19e siècle, avec l’arrivée des explorateurs européens sur nos côtes», a dit le président Temaru. «Cette répression remonte à 1880, mais elle est toujours actuelle.» Tahiti fait partie de la Polynésie française.

«L’histoire de la colonisation se poursuit, a déclaré le pasteur Tveit dans une interview à l’agence de presse «Pacific Island News Agency», elle n’est pas finie. Elle constitue une grave injustice non seulement pour quelques-uns, mais pour toute la population de Maohi Nui». (apic/com/ggc)

6 septembre 2011 | 12:05
par webmaster@kath.ch
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