Rome: Benoît XVI a rencontré le président de la Banque du Vatican
Ettore Gotti Tedeschi fait l’objet d’une enquête judiciaire
Rome, 27 septembre 2010 (Apic) Benoît XVI a brièvement rencontré le 26 septembre, à Castel Gandolfo, le président du Conseil de surintendance de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR), Ettore Gotti Tedeschi, soupçonné par la justice italienne de ne pas avoir respecté une loi anti-blanchiment datant de 2007.
Peu après la prière de l›Angélus, dans le palais pontifical de Castel Gandolfo, le pape a ainsi rencontré Ettore Gotti Tedeschi, venu le saluer au même titre que quelques autres fidèles triés sur le volet. Le baisemain du banquier italien au pape a été interprété par certains observateurs comme un signe de confiance de la part de Benoît XVI.
Pour autant, interpellé par I.Media le 27 septembre, le Bureau de presse du Saint-Siège a préféré souligner que cette rencontre avait simplement permis au professeur d’économie italien de présenter au pape son livre, «Argent et paradis – Les catholiques et l’économie mondiale». Cet essai sur la manière de faire de l’économie en s’inspirant de critères moraux chrétiens est préfacé par le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège.
Le président de la Banque du Vatican fait depuis quelques jours l’objet d’une enquête du parquet de Rome pour non-respect des procédures de lutte contre le blanchiment d’argent, sur un compte IOR ouvert dans une banque italienne. Les autorités vaticanes ont tout de suite fait bloc pour défendre leur banquier, d’abord à travers un communiqué de la Secrétairerie d’Etat, puis une note publiée dans L’Osservatore Romano, et enfin une lettre adressée au Financial Times par le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège.
Cette crise intervient un an exactement après la nomination d’Ettore Gotti Tedeschi au poste de président du Conseil de surintendance de l’Institut pour les œuvres de religion, parallèlement à l’arrivée de 2 autres conseillers venus du monde de la finance internationale. Le remaniement ordonné par Benoît XVI à la tête de la Banque du Vatican était précisément motivé par le souhait de donner plus de transparence à une institution déjà touchée par plusieurs scandales financiers, dans les années 1980, 1990 et 2009. (apic/imedia/cp/pr)



