Europe: La récession économique est une «crise de la confiance», affirme la KEK
Vives critiques contre l’Union européenne
Genève, 8 mai 2009 (Apic) La KEK est en désaccord avec les mesures économiques prises par l’UE pour gérer la crise.
Des Eglises d’Europe ont en effet écrit aux dirigeants de l’Union européenne (UE) une lettre affirmant que les mesures prises pour gérer la récession économique mondiale au moyen de l’accroissement des déficits publics ne sont «pas durables, pas éthiques et pas acceptables».
«Nous avons la conviction que la crise actuelle est bien plus profonde que ce que les analyses de l’UE suggèrent pour le moment», a indiqué la Commission Eglise et société de la Conférence des Eglises européennes (KEK), dans une lettre ouverte aux dirigeants de l’Union rendue publique le 7 mai. «La crise actuelle est, dans une large mesure, une crise de la confiance envers les institutions financières et politiques et envers le système qui l’a provoquée.»
La lettre a été publiée à l’approche d’une réunion prévue pour le 11 mai à Bruxelles entre des dirigeants de l’Union européenne et des représentants chrétiens, juifs et musulmans pour discuter de la crise économique et financière et évoquer des contributions éthiques à la gouvernance économique européenne et mondiale.
«La crise remet en question un certain nombre de concepts ayant été à la base des politiques économiques de l’UE de ces dernières décennies, comme la déréglementation, la primauté des critères économiques dans tous les aspects de la vie, ainsi qu’une importance beaucoup trop grande accordée au profit et à la croissance», a indiqué la commission de la KEK.
La réunion du 11 mai sera présidée par José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, la branche exécutive de l’Union européenne, et Hans-Gert Po»ttering, président du Parlement européen.
«Nous sommes préoccupés par le fait que les mesures qui ont été prises jusqu’à présent par l’UE et ses Etats membres risquent de ne pas résoudre le problème, mais simplement de traiter les symptômes», a souligné la commission de la KEK. «Stimuler la consommation ne ferait qu’accroître les inégalités existantes, pillant les ressources naturelles, causant des torts irréparables au climat de la terre et détruisant la biodiversité naturelle.» La KEK regroupe 120 Eglises, principalement orthodoxes, protestantes et anglicanes.
Côte-d’Ivoire: Mgr Jean Pierre Kutwa «serre les boulons» en matière de célébrations
Plus de torses nus dans les églises
Abidjan, 10 mai (Apic) L’archevêque d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, Mgr Jean Pierre Kutwa, a définit un nouveau code de conduite à observer dans les églises rattachées à sa circonscription. Il a interdit désormais les «torses nus dans les églises», rapporte le quotidien ivoirien, «Nord-Sud».
Dans une lettre pastorale adressée aux curés, responsables paroissiaux et de chants liturgiques, maîtres de choeur et présidents de chorale, l’archevêque d’Abidjan a évoqué, au nom de «la divine liturgie», des «constats», pour prendre sa décision. Cette lettre pastorale doit servir de «guide» pour une liturgie «plus catholique et plus sainte».
Notant «quelques déviances liturgiques qui méritent correction», il a constaté, pour le déplorer, que durant les célébrations eucharistiques, «toutes sortes de chants sont exécutés». Les fidèles ne font plus «la différence» entre les chants d’animation, les chants d’autres confessions religieuses et les chants liturgiques. A la méditation aussi, «on fait fi» du psaume proposé pour prendre n’importe quel cantique. A l’offertoire, «la procession d’offrande ressemble à une récréation durant laquelle on fait des démonstrations de danse et des mises en scène comiques». En outre, «de nombreux signes de croix sont faits pendant la messe».
Au vu de ces pratiques qui «entraînent hors de la Sainte Liturgie», Mgr Kutwa a ordonné qu’il n’y est plus d’exécution de chants «d’autres confessions religieuses ni de chants d’animation» lors de la célébration eucharistique. Ces «chants trouvent leur place dans les veillées, les campagnes d’évangélisation et autres».
Dans le même ordre d’idées, il demandé d’éviter «tout déguisement». En revanche, il a admis qu’on «peut danser en apportant les offrandes». Mais «les gestes et les danses devront symboliser l’offrande». (apic/ibc/pr)



