Les propositions de la WACC lors de son Assemblée de Strasbourg
Europe: Les communicateurs chrétiens pour une nouvelle convention culturelle pour l’Europe
Genève, 17 mars 2005 (Apic) La région Europe de l’Association mondiale pour la communication chrétienne (WACC) demande la mise sur pied d’une nouvelle convention sociale et morale pour l’Europe qui garantisse l’égalité de la citoyenneté, le dialogue et la participation pour tous ceux qui se trouvent dans son cadre culturel.
«L’ouverture à renégocier et à partager l’espace public de la communication seront les premiers signes de cette nouvelle convention, et le partage de la propriété (des informations) et de la prise de décision rédactionnelle ses conséquences inévitables», ont déclaré les participants à l’Assemblée européenne de la WACC, réunis du 10 au 13 mars à Strasbourg, en France, dans leur communiqué final.
Cet appel des communicateurs chrétiens a été lancé alors que les ministres de la Communication des gouvernements européens se rencontraient à Kiev, en Ukraine, pour discuter des moyens de préserver le pluralisme des médias et la diversité culturelle à l’heure de la mondialisation. Les ministres se sont engagés le 11 mars à encourager «la contribution des médias au dialogue interculturel et interreligieux».
La cinquantaine de participants à l’Assemblée de la WACC à Strasbourg, qui représentaient des médias religieux et laïques de 15 pays européens, ont débattu de questions comme le voile en tant que vêtement religieux en France; le crucifix dans les espaces publics en Italie; l’utilisation croissante de l’imagerie religieuse dans l’art et la culture en Allemagne; et les changements d’attitude vis-à-vis de la tolérance aux Pays-Bas, après l’assassinat du réalisateur Theo van Gogh.
Le document de préparation a enfin mis l’accent sur les changements qui doivent accompagner l’élargissement de l’Union européenne à comprend 25 pays, avec des cultures, des contexte politiques et sociaux différents. Le document souligne à ce propos que «les identités, qui sont un moyen fort d’unir les communautés, ont en même temps un grand
potentiel de division». Pour les participants, «mettre en valeur les différences n’est pas suffisant. Encore faut-il que les gens surmontent l’hostilité et oeuvrent en vue de la reconfiguration du paysage culturel». (apic/eni/pr)




