Amnesty International demande l’adoption d’un Code de conduite

Europe: Les exportations d’armes de l’Union européenne menacent la sécurité internationale

Londres/Lausanne, 14 mai 2004 (Apic) Les armes en provenance de l’Union européenne contribuent à de graves violations des droits humains dans le monde. Avec l’élargissement, l’Europe rattrape les Etats-Unis quant au nombre de fabriques d’armes légères. Dans un rapport publié vendredi, Amnesty International (AI) demande l’adoption d’un Code de conduite strict pour protéger les droits humains.

Avec ses dix nouveaux Etats membres, l’Europe compte désormais plus de 400 entreprises, réparties dans 23 pays, fabriquant des armes légères et de petit calibre – des chiffres à peine inférieurs à ceux des États-Unis. Les principaux pays européens exportateurs d’armes – Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni et Suède – sont à l’origine d’un tiers des contrats internationaux de transfert d’armes.

Les contrôles de l’Union européenne élargie manquent d’efficacité

Dans son rapport, Amnesty International met en lumière les graves lacunes des principaux accords européens portant sur la maîtrise des armements. Les contrôles de l’Union européenne élargie sur les exportations d’armements manquent dangereusement d’efficacité ; il convient de mettre en place de toute urgence des réglementations strictes afin d’empêcher les exportations inconsidérées d’excédents d’armes et de matériel de sécurité utilisés à des fins de répression, mais aussi la production d’armes sous licence dans des pays tiers et le transport d’armes.

Le rapport identifie les principales failles des contrôles européens actuellement en vigueur sur les exportations d’armements. AI cite une dizaine de cas impliquant autant de pays. L’Union européenne, relève AI, s’est engagée à procéder cette année à un réexamen approfondi de son Code de conduite sur les exportations en matière d’armements.

La réunion du Groupe de travail du Conseil des ministres sur les exportations d’armes, qui a lieu le 14 mai 2004, constitue la dernière étape du processus de révision. Amnesty International craint que le réexamen ne soit trop superficiel pour s’attaquer aux graves lacunes qui permettent l’existence de violations des droits humains. (apic/com/pr)

14 mai 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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