Europe : Réunion du Comité conjoint KEK-CCEE
Les Eglises préparent une ” Charte oecuménique ”
Saint-Gall, 11 mars 1999 (APIC) La Conférence des Eglises européennes (KEK) et le Conseil des conférences épiscopales européennes (CCEE) se doteront d’une charte œcuménique commune en 2001. Ainsi en a décidé le comité conjoint KEK-CCEE réuni du 4 au 7 mars sur l’île anglo-normande de Guernesey.
Un groupe de rédaction de la nouvelle charte œcuménique se rencontrera à Graz, en Autriche, à fin avril pour mettre au point un avant-projet. Ce texte sera ensuite largement diffusé et envoyé aux Eglises et à leurs organismes, afin de recueillir leurs commentaires. La version finale de la Charte sera alors rédigée pour être officiellement signée en 2001. La Charte se fixe pour objectif la définition de lignes directrices sur la façon dont les Eglises devraient, ensemble oeuvrer au troisième millénaire, tout en respectant leurs différences.
La Charte devrait être signée par les présidents de la KEK et du CCEE lors d’une rencontre planifiée pour avril 2001, juste après Pâques. Cette année-là, la fête de Pâques sera célébrée à une date commune par les Eglises d’Orient et d’Occident.
La question de la violence exercée à l’encontre des femmes était un des autres points à l’ordre du joursde la rencontre. Une lettre rédigée en commun signée par les deux présidents, le Cardinal Miloslav Vlk (CCEE) et le Métropolite Jérémie Caligiorgis (KEK) sera prochainement envoyée à toutes les Eglises d’Europe.
Un autre rapport soumis au Comité conjoint témoigne clairement de l’importance croissante accordée par les Eglises à la sauvegarde de l’environnement. La KEK a été à l’origine de la mise en place d’un réseau de responsables de l’environnement, actifs au sein de leur Eglise au niveau local ; de son côté, le CCEE travaille à la préparation d’une rencontre pouvant déboucher sur la mise en place d’une association de représentants des Conférences épiscopales oeuvrant dans le même domaine.
Le Comité conjoint a par ailleurs vivement soutenu l’initiative des responsables d’Eglises – y compris le pape Jean-Paul II – et de diverses organisations, consistant à solliciter l’annulation pour l’an 2000 de la dette des pays «en développement». (apic/cip/mp)



