Ex-Yougoslavie : Les évêques demandent d'être divisés en quatre conférences nationales

Zrenjanin, 14 avril 2014 (Apic) A l’occasion de leur conférence tenue du 7 au 9 avril 2014, à Zrenjanin, en Serbie, les évêques catholiques de Serbie, du Monténégro, de Macédoine et du Kosovo ont demandé à constituer des conférences épiscopales nationales en lieu et place de la Conférence internationale des évêques «Saints Cyrille et Méthode » qui les rassemble actuellement.

L’agence de presse catholique italienne SIR rapporte que les évêques ont décidé de proposer au Saint-Siège de diviser la conférence internationale en quatre conférences nationales. «Nous sommes des nations avec des réalités et des problèmes différents », a expliqué le secrétaire général de la Conférence, Mgr Ladislav Nemet, évêque de Zrenjanin, en Serbie. En outre le caractère international de la conférence la rend moins souple et les autorités nationales ne la reconnaissent pas comme telle. Enfin chacun des quatre pays a un nonce différent, ce qui rend difficile la communication avec le Saint-Siège.

Six évêques pour la Serbie, deux pour la Macédoine et le Monténégro, un pour le Kosovo

La difficulté est que la Serbie pourrait constituer une conférence avec six évêques, mais la Macédoine et le Monténégro n’en comptent que deux chacun et le Kosovo un seul. Pour Mgr Nemet, «ce ne serait pas un problème. La tradition de l’Eglise connaît des cas similaires, en Moldavie la conférence est composée d’un seul évêque». Pour entrer en vigueur, la proposition doit cependant obtenir l’approbation de la Congrégation des évêques à Rome.

Directives en cas d’abus sexuels

Les membres de la Conférence ” Ss Cyrille et Méthode ” ont également approuvé des lignes directrices pour les cas d’abus sexuels sur des mineurs commis par des clercs. «A ce stade, nous sommes un peu en retard sur les autres pays parce que nous devions nous mettre d’accord sur les différentes législations dans les quatre pays,» a insisté Mgr Nemet. Dans nos pays, les procédures ecclésiales comme les législations nationales ne prévoient pas de dénonciation obligatoire, note le secrétaire général. Le document souligne cependant l’engagement et le sérieux avec lequel l’Eglise catholique entend traiter ces crimes et prendre des mesures juridiques contre les coupables.

Dans son diocèse de Zrenjanin, trois cas présumés d’abus sexuels sur des enfants ont été dénoncés, mais il s’agissait de fausses déclarations qui ont eu un impact très négatif sur les prêtres accusés et sur leur réputation, a expliqué Mgr Nemet. (apic/sir/mp)

14 avril 2014 | 17:43
par webmaster@kath.ch
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