«Exclu pour l’heure», estime le Père Lombardi
Rome: Le pape présentera-t-il des excuses pour les cas de pédophilie?
Rome, 28 avril 2010 (Apic) Le Père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, a indiqué à I.MEDIA le 28 avril qu’il était exclu, «pour l’heure», que Benoît XVI prononce des excuses publiques au terme de l’Année sacerdotale, en juin 2010, face aux révélations de plus en plus nombreuses de scandales de pédophilie au sein du clergé à travers le monde. Le cardinal William Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, avait pourtant affirmé la veille qu’il ne serait «pas surpris» par une telle éventualité.
Interrogé par le réseau de télévision américain PBS sur la possibilité que Benoît XVI prononce des excuses publiques à l’occasion de la conclusion de l’Année sacerdotale, du 9 au 11 juin, le cardinal William Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a d’abord répondu ne pas être «un bon prophète». «Le pape est le pape, a-t-il poursuivi dans l’interview diffusée le 27 avril, et (…) je lui dis ce que je fais mais il ne me dit pas tout ce qu’il va faire, donc (…) nous devons attendre et voir, mais je ne serais pas surpris».
Alors que le projet d’excuses publiques du pape était également évoqué à Rome par quelques observateurs, le père Federico Lombardi a indiqué à I.MEDIA que ces informations «sans fondements» étaient de «pures élucubrations». «Il n’existe pas de projet de ce genre au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi, ni ailleurs», a poursuivi le ›porte-parole’ du Vatican.
Affirmant qu’il était «trop tôt pour prévoir quoi que ce soit», le père Lombardi a aussi indiqué que c’était à Benoît XVI de décider ce qu’il souhaitait faire à l’occasion de la clôture de l’Année consacrée aux prêtres. Pour le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, il n’est pas exclu qu’une «prière» soit particulièrement consacrée à la question des abus sexuels.
Au sein de la curie romaine, l’idée d’excuses publiques du pape semble faire son chemin, au moins pour proposer «un geste fort» devant les révélations incessantes des médias. Pour autant, plusieurs interlocuteurs rappellent la récente lettre de Benoît XVI aux catholiques irlandais et sa rencontre avec un petit groupe de victimes de prêtres pédophiles sur l’île de Malte. Pour nombre d’observateurs, un Mea Culpa de Benoît XVI au terme de l’Année sacerdotale aurait le mérite d’être un geste public et à visée universelle. (apic/imedia/ami/lb/bb)



