Tunisie: Tunis propose une réflexion internationale sur le report du pèlerinage à La Mecque
Face à l’épidémie de grippe A H1N1
Tunis, 5 juillet 2009 (Apic) La Tunisie a proposé une réflexion internationale sur l’éventualité du report du pèlerinage annuel des musulmans à La Mecque, à la suite de l’évolution de l’épidémie de grippe porcine ou grippe A H1N1 en Arabie Saoudite, a rapporté l’agence Tunis Afrique Presse (TAP).
La presse saoudienne du vendredi 3 juillet 2009, citée par l’Agence de presse officielle SAPA (Agence de presse saoudienne), a annoncé neuf nouveaux cas de grippe porcine, portant à 100 cas, le nombre de malades dans le pays. La proposition tunisienne a été présentée par Boubaker El Akhzouri, ministre des Affaires religieuses, lors d’une réunion de la commission nationale multipartite, chargée du suivi de la situation épidémiologique internationale de la grippe, tenue, mercredi 1er juillet à Tunis.
Le ministre évoquait, dans une communication, la poursuite des concertations sur la situation épidémiologique, dans le monde et dans la région du Maghreb, afin de préserver la sécurité des pèlerins et des citoyens. Ces concertations, a-t-il ajouté, pourrait revêtir une «priorité absolue» et inciter à réfléchir sur le report ou non du pèlerinage aux lieux saints de l’islam pour cette année. «Cela doit se décider, a-t-il poursuivi, sur la base des développements épidémiologiques à l’échelle régionale et internationale».
A la mi-juin dernier, des autorités saoudiennes ont exprimé leur inquiétude face aux conséquences de l’épidémie H1N1sur le prochain pèlerinage musulman dans leur pays. Prévu cette année au mois de novembre, le pèlerinage rassemble chaque année plus de deux millions de fidèles de cette confession du monde entier, dont environ un tiers d’Afrique.
Le pèlerinage musulman en terre saoudienne fait partie des cinq piliers de l’islam, aux côtés de la foi, la prière, le jeûne pendant le mois de ramadan, et l’aumône. En attendant la réflexion internationale qu’elle a préconisée, Tunis a durci les critères de sélection des candidats au pèlerinage, le «Hajj». Les autorités du pays ont doublé les contrôles médicaux. Elles ont aussi écarté du pèlerinage les personnes âgées et malades chroniques, qui sont les plus exposées au risque de contamination. De leur côté, les autorités saoudiennes tentent de rassurer la communauté internationale, après l’inquiétude manifestée le mois dernier. (apic/ibc/be)



