Rome: Etre chrétien, un choix à contre-courant
Faire le succès de la nouvelle évangélisation
Rome, 2 décembre 2011 (Apic) Dans la première de ses quatre prédications de l’Avent sur le thème de l’évangélisation, le 2 décembre 2011, le prédicateur de la Maison pontificale a dressé un parallèle entre les débuts du christianisme et l’époque actuelle. Selon le Père Raniero Cantalamessa, les fidèles d’aujourd’hui ne doivent pas céder à la résignation, mais aller à contre-courant dans un monde gagné par le sécularisme.
«Etre chrétien n’est pas une habitude ou une mode, mais un choix à contre-courant, souvent au péril de sa vie», a affirmé le Père capucin, dans la chapelle Redemptoris Mater du Palais apostolique, en présence de Benoît XVI et de membres de la curie. Selon lui, la situation d’aujourd’hui dans plusieurs parties du monde n’est pas sans rappeler, par certains aspects, les premiers siècles de l’expansion du christianisme.
«Le succès de la nouvelle évangélisation dépendra de la quantité de foi que l’on parviendra à créer dans l’Eglise, parmi les évangélisateurs eux-mêmes. Nous devons nous débarrasser de tout sentiment d’impuissance et de résignation.»
Et les premiers chrétiens?
Le Père Cantalamessa a reconnu que les chrétiens ont devant eux «un monde refermé sur son sécularisme, enivré par les succès de la technique et par les possibilités offertes par la science, réfractaire à l’annonce de l’Evangile».
Il s’est aussi demandé si le monde qui se présentait aux premiers chrétiens, c’est-à-dire l’hellénisme et sa sagesse ainsi que l’empire romain et sa puissance, était pour autant moins sûr et moins réfractaire à l’Evangile. (apic/imedia/cp/nd)



