Empêcher la paupérisation des familles
Familles: La Conférence inter-confessionnelle bernoise demande à Berne de s’engager plus
Berne, 18 mars 2002 (APIC) Les trois Eglises nationales – catholique- chrétienne, catholique-romaine et protestante – et les communautés juives du canton de Berne demandent au Conseil exécutif de s’engager, sur le modèle tessinois, en faveur de l’introduction, au plan national, de prestations complémentaires pour les familles à faible revenu.
Sans le soutien des cantons, l’état critique des finances fédérales risque en effet de faire passer à la trappe les bonnes résolutions en matière de politique familiale, estiment-elles dans un communiqué publié lundi à Berne. «Sur le terrain politique, la voix de ces familles est faible et elles sont tributaires d’une défense engagée qui prend le relais».
Pour elles, les familles, et tout particulièrement les familles nombreuses et les familles monoparentales risquent la paupérisation: ce segment de la population forme en effet 60% de la population pauvre en Suisse. «Si on ne tient pas compte des familles qui dépendent de l’aide sociale, six pour cent des familles vivent aujourd’hui au-dessous du seuil de pauvreté».
En Suisse, 120’000 enfants sont concernés par la pauvreté: «Leur droit de grandir dans la dignité et leur potentiel de démarrage et d’avenir sont compromis. L’engagement massif des parents ne bénéficie pas de la reconnaissance sociale qui lui est dû. Au contraire, la cause de leur pauvreté réside justement dans le manque de solidarité».
La Conférence inter-confessionnelle IKK, qui réunit les Eglises nationales et les communautés juives du canton de Berne saluent dès lors le débat à venir sur la question lors de la session du Grand Conseil bernois à venir. La voix des familles concernées par la pauvreté est trop faible. La Conférence inter-confessionnelle demande donc au gouvernement bernois de bien vouloir prendre le relais et de s’engager auprès de la Confédération. (apic/com/pr)



