Belgique: L'enseignement catholique face aux violences physiques et psychologiques

Favorable à une enquête sur le passé des institutions catholiques

Bruxelles, 29 avril 2013 (Apic) L’enseignement catholique en Belgique est favorable à une enquête sur les violences physiques et psychologiques commises par le passé dans des institutions catholiques. Mieke Van Hecke, directrice générale du VSKO, l’enseignement catholique en Flandre, l’a confirmé lundi 29 avril 2013 dans la presse flamande. Le VSKO est l’équivalent néerlandophone du Secrétariat général de l’enseignement catholique (SeGEC) du côté francophone et germanophone de Belgique.

Des victimes de violences dans certaines institutions catholiques flamandes – écoles, internats ou foyers – ont apporté leurs témoignages dans les médias durant le week-end dernier. Ces faits se seraient produits jusque dans les années 80.

«Beaucoup de bonnes choses qui ont été faites»

Mieke Van Hecke reconnaît que dans le passé, «il y a eu des comportements sexuellement déviants, mais il y a aussi eu d’autres formes d’abus». Dans les quotidiens flamands «De Standaard» et «Het Nieuwsblad», la directrice générale du VSKO rappelle toutefois «que de nombreux enfants ont été élevés dans des environnements chaleureux».

«Est-ce que chaque institution doit s’excuser pour ce qui a mal tourné, alors qu’il y a aussi eu beaucoup de bonnes choses qui ont été faites ?», se demande-t-elle.

La presse flamande a fait état du témoignage de Lili, une femme âgée aujourd’hui de 52 ans, qui a subi, enfant, des sévices dans l’institution «Jeugdoase» (Oasis de la jeunesse), un internat catholique de Haasrode, dans le Brabant flamand. Elle parle de coups et de brûlures, de l’obligation de manger du pain moisi, de dormir sur les ressorts d’un lit sans matelas, de prendre des douches brûlantes…

Ces faits, aujourd’hui prescrits, remontent aux années 60-70 et 80. Des religieuses et des éducatrices auraient infligé ces punitions à des enfants «pour les éduquer», note la presse flamande. Les victimes souhaitent voir leurs souffrances reconnues, car une partie d’entre elles subit, encore aujourd’hui, les conséquences, physiques ou psychiques, des mauvais traitements infligés. Suite à ces révélations, le conseil d’administration et la direction de l’association «Sporen», qui gère le foyer d’accueil pour jeunes «Jeugdoase», où les sévices ont eu lieu dans les années 60 à 80, ont présenté leurs excuses aux victimes «qui ont fait part aujourd’hui de leur histoire et attendent toujours une reconnaissance». (apic/com/be)

29 avril 2013 | 11:55
par webmaster@kath.ch
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