L’Eglise catholique d’Europe est enregistrée

Fédération de Russie: Application souple de la loi sur la liberté religieuse

Rome, 11 juin 1998 (APIC) La demande d’enregistrement présentée par l’Eglise catholique de Russie d’Europe le 7 mars a abouti une semaine plus tard, rapporte le quotidien de la Conférence épiscopale italienne, «L’Avvenire», qui salue la nouvelle comme augurant bien de l’application «souple» de la loi sur la liberté religieuse votée l’an dernier dans la Fédération de Russie.

«Il y a eu un petit retard, commente pour «L’Avvenire» le P. Viktor Barzevic, chancelier de l’Administration apostolique de la Russie d’Europe, mais l’enregistrement officiel n’a jamais fait de doute. Le ministère de la Justice de la Fédération de Russie, qui a peu d’expérience de la structure de l’Eglise catholique, a demandé d’apporter quelques modifications au statut. Et nous avons fait en sorte de rendre les choses plus claires pour eux, tout en sauvegardant, évidemment, les droits de notre Eglise».

Pour ce qui est de la Sibérie, l’évêque de Novosibirsk et Administrateur apostolique, Mgr Josif Werth, confie à «L’Avvenire» que «l’enregistrement officiel est une procédure longue et complexe». Il ajoute: «Nous allons la mettre en route dans un mois ou deux et nous profiterons certainement de l’expérience positive des catholiques de Russie d’Europe».

Mais il reste la question des prêtres catholiques, en majorité étrangers en Russie. Il y travaillent avec des visas «normaux»: à expiration, ils doivent les faire renouveler dans leurs propres pays. Une difficulté compensée, souligne Mgr Werth, par l’installation de deux nouveaux évêques, Mgr Ezhi Masur pour la Sibérie orientale et Mgr Klemens Pikkel pour la Russie méridionale. De la part de l’Eglise orthodoxe russe, cette arrivée, dit-il, n’a pas provoqué de «commentaires» ni de «protestations».

«L’Avvenire» fait état de l’enregistrement de 1’327 organisations religieuses depuis le vote de la loi et de 123 demandes refusées, dont 23 paroisses orthodoxes russes, ce qui semble marquer, commente le quotidien italien, un moment de «refroidissement» des relations entre le gouvernement et les orthodoxes. Par exemple, ajoute «L’Avvenire», le patriarche Alexis II de Moscou ne devrait pas être présent à la célébration pour la sépulture des restes de la famillle Romanov prévue à Saint-Petersbourg le 17 juillet prochain. (apic/imed/pr)

3 mai 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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