Fête de saint Pierre et saint Paul: délégation du patriarcat de Constantinople présente
Remise du «pallium» à 19 archevêques
Rome, 29 juin 1998 (APIC) «Jérusalem et Rome sont les deux pôles du Grand Jubilé de l’an 2000» dont l’un des axes majeurs reste l’unité des chrétiens a rappelé, dans son homélie, Jean Paul II, le 29 juin, dans la Basilique Saint-Pierre, alors qu’il remettait «le pallium» – écharpe liturgique signe d’union avec Rome – à dix neuf archevêques, en présence d’une délégation représentant le Patriarcat orthodoxe de Constantinople.
Le «pallium» est l’insigne distinctif des archevêques: c’est le pape lui-même qui la leur remet. Tissé à partir de la laine bénite le jour de la saint Agnès, c’est une sorte de large collier de tissu (avec deux bandes pendantes marquées de six croix) que le pape porte sur ses épaules pendant les célébrations liturgiques. D’origine indécise, il est devenu un des signes de sa fonction.
Invité chaque année à Rome pour la fête de saint Pierre et saint Paul, le Patriarcat avait néanmoins décliné l’invitation l’an dernier en raison de tensions entre le Patriarcat orthodoxe de Constantinople et Rome.
Cette année, la délégation orthodoxe, envoyée par le patriarche oecuménique Bartholomée 1er, était conduite par le métropolite Ioannis Zizioulas, de Pergamo (Italie), par l’évêque de Reghion, Emmanuel, assistant du métropolite du patriarcat oecuménique de Belgique, et par le père Christos Christakios venu de Londres. En plus de sa participation à la messe du 29 juin dans la basilique, la délégation doit rencontrer le pape pour s’entretenir sur «des questions d’intérêts communs», souligne un communiqué du Vatican.
La présence traditionnelle de cette délégation répond à l’envoi, par l’Eglise catholique, d’une délégation à Constantinople pour la fête de saint André, le 29 novembre.
Dimanche lors de l’Angélus, le pape Jean Paul II s’était ouvertement réjouit de la présence de cette délégation, en faisant notamment part de sa «pensée cordiale» au patriarche oecuménique de Constantinople.
Au cours de l’homélie de lundi 29 juin, le pape a rappelé que Bartholomée 1er était présent à Rome il y a trois ans pour cette fête, et qu’ensemble ils avaient eu «la joie de professer la foi près de la tombe de Pierre».
Cette proximité spirituelle réciproque, a dit Jean Paul II marque «la préparation immédiate du Grand Jubilé» où «les pasteurs sont invités à poser des gestes de charité qui, dans le respect de la vérité, manifestent l’engagement évangélique pour la pleine unité».
Les 19 archevêques qui ont reçus le Pallium viennent de 17 pays: Italie, Croatie, Hongrie, Bénin, Zimbabwe, Etats-Unis, Inde, Myanmar, Colombie, Argentine, Vietnam, Albanie, Gabon, Brésil, Chili, République Démocratique du Congo, et Philippines.
Appel en faveur de la Guinée Bissau
En cette journée de la fête de saint Pierre et saint Paul, le pape est revenu sur le conflit en Guinée Bissau, pour demander aux parties en présence de faire en sorte de laisser les frontières ouvertes aux convois humanitaires, et d’intensifier les efforts pour mettre fin à ce conflit. (apic/imed/pr)




