Rome: Le Saint-Siège et le Royaume-Uni souhaitent la fin immédiate de la violence en Syrie

Fin de deux jours de rencontres diplomatiques

Rome, 15 février 2012 (Apic) Le Saint-Siège et le Royaume-Uni ont affirmé leurs préoccupations communes sur de nombreux thèmes, dont la lutte contre l’intolérance et la discrimination religieuses. Ils ont demandé la «fin immédiate» de la violence en Syrie, dans un communiqué commun publié le 15 février 2012, après l’audience accordée par Benoît XVI à la délégation britannique emmenée par Sayeeda Warsi, ministre musulmane d’origine pakistanaise.

Les droits de l’homme, l’intolérance religieuse, la faim dans le monde, le climat, le désarmement, le Moyen-Orient et la situation en Syrie sont autant de thèmes qui préoccupent le Saint-Siège et le Royaume-Uni. Au terme de deux jours de rencontres, les deux Etats ont exprimé le souhait de «travailler ensemble pour combattre l’intolérance et la discrimination basée sur la religion, où qu’elle se manifeste. La liberté religieuse est un droit de l’homme fondamental qui doit être respecté pour toutes les religions, dans tous les pays».

Face à la faim, au manque d’instruction et de travail, les deux pays ont souligné «l’obligation de mettre en œuvre un contexte financier et commercial international équitable, avec une plus grande attention aux plus pauvres». Ils encouragent notamment la communauté internationale à soutenir une stratégie cohérente en Somalie, à l’approche de la conférence internationale promue par Londres en vue d’une solution politique durable dans ce pays de la Corne de l’Afrique.

La Syrie en ligne de mire

Le Saint-Siège et le Royaume-Uni ont par ailleurs souhaité «la fin immédiate de la violence en Syrie», soulignant la nécessité d’une coopération pour dépasser la crise actuelle. La reprise des négociations israélo-palestiniennes et de véritables réformes politiques, économiques et sociales en vue de la paix et de la stabilité dans les pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, font également partie de leur «prières». Dans ce communiqué conjoint, le gouvernement britannique a salué le soutien de Benoît XVI au processus de réconciliation en cours en Irlande du Nord.

De son côté, le Saint-Siège a rappelé la nécessité de garantir aux institutions liées à l’Eglise catholique, la possibilité d’agir en conformité avec leurs principes et convictions propres. Il a réaffirmé le besoin de protéger la famille «fondée sur le mariage, la liberté religieuse et la liberté de conscience».

En septembre 2010, des mouvements homosexuels avaient manifesté durant la visite de Benoît XVI en Grande-Bretagne. Quelques mois plus tôt, le pape avait appelé les évêques anglais à manifester leur opposition à un projet de loi visant à protéger les homosexuels contre la discrimination.

Une nouvelle collaboration

Cette série de rencontres marquait le 30e anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques pleines et entières entre le Royaume-Uni et le Saint-Siège. Elle a permis de trouver de «nouveaux terrains de collaboration» avec Rome, a déclaré le ministre britannique chargé du Commonwealth, Lord Howell of Guildford, à l’agence I.MEDIA. «Le monde catholique est un vaste réseau, tout comme le Commonwealth. Les connexions entre les deux doivent être favorisées.» Le ministre conservateur a relevé que, du fait du développement d’Internet et de la mondialisation, «le réseau catholique était bien plus important qu’auparavant, ce qui justifie la visite d’une importante délégation britannique».

Le lord anglais a estimé que le Vatican peut jouer un rôle important au Moyen-Orient, dans les domaines de la protection des minorités et de la défense de la liberté religieuse. La contribution du Saint-Siège en ce qui concerne l’action humanitaire est aussi précieuse. (apic/imedia/mm/nd)

15 février 2012 | 16:02
par webmaster@kath.ch
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