Flandre: Des chrétiens analysent la montée de l’extrême-droite

Ils mettent en cause l’absence de politique «interculturelle»

Anvers, 15 octobre 2000 (APIC) La progression de l’extrême-droite en Flandre aux élections communales et provinciales du 8 octobre n’a pas laissé sans réaction le «Kerkwerk Multicul-tureel Samenleven», Groupe d’action ecclésiale pour une société multiculturelle. Ils mettent notamment en cause l’absence de politique «interculturelle» en Flandre, notamment.

Au lendemain des élections qui ont vu les extrémistes du «Vlaamse Blok» rassembler notamment sur leurs listes communales 33% des suffrages à Anvers, 25,6% à Malines ou encore 19,5% à Gand, beaucoup ont exprimé des inquiétudes pour la démocratie. L’inquiétude est cependant «mauvaise conseillère», constate le «Kerkwerk Multicultureel Samenleven» (KMS), qui doute de l’efficacité des réactions sans analyse pour combattre «l’infiltration des idées d’extrême-droite et du racisme». Selon le KMS, la montée de l’extrême-droite en Flandre peut s’expliquer par plusieurs raisons, qu’il importe de bien distinguer pour appliquer ensuite des remèdes efficaces.

Le KMS met en évidence les facteurs socio-économiques qui, dans de nombreux groupes de population, suscitent d’énormes frustrations et problèmes de vie sociale; le réflexe de groupes de population qui vivent plutôt dans l’aisance, qui veulent avant tous «se protéger»; le racisme, enfin et surtout. Un racisme culturel revêche. «Il nous est très difficile d’accepter et d’aborder la diversité culturelle et religieuse qui constitue la réalité de notre vie». Selon le groupement, il y a encore trop de bastions de travailleurs et de cadres en col blanc. C’est pourquoi, plus que jamais, «il faut mettre en oeuvre une politique interculturelle». (apic/cip/pr)

15 octobre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
Partagez!