Foi, espérance… et charité, la continuité du pape François

Commentaire
Rome, 19 mars 2013 (Apic) Depuis son apparition à la loggia de la basilique Saint-Pierre en milieu de semaine passée, le pape François ne cesse de surprendre par ses gestes d’une désarmante simplicité. Les journalistes que nous sommes, outre que nous n’avions pas misé sur les surprises que peut accomplir l’Esprit Saint, se préparent désormais à un pontificat qui ne devrait pas être de tout repos.

Nous avons tous été surpris par ce pape qui s’incline en implorant la prière des fidèles. On a appris depuis que Jorge Mario Bergoglio est debout avant le lever du soleil et qu’il semble beaucoup apprécier le contact avec les gens, les vrais gens, dans le bus ou les bidonvilles de Buenos Aires !

Nous sommes allés de surprise en surprise avec ce pape fraîchement élu qui se précipite dans une basilique afin de prier la Vierge pour son diocèse de Rome, qui va boucler sa valise et payer la chambre de la pension religieuse dans laquelle il logeait avant le conclave, qui descend de son trône pour embrasser ceux qui viennent vers lui (au risque de trébucher), ou encore qui se livre à un bain de foule aux portes du Vatican… Un pape qui livre aux journalistes quelques anecdotes sur son choix du nom de François et souhaite «une Eglise pauvre et pour les pauvres», ou encore qui semble dialoguer avec les 150’000 personnes rassemblées sous ses fenêtres à l’Angélus.

Ces premiers pas du pape sont surprenants, et son style tranche visiblement avec la réserve et la rigueur allemande de Benoît XVI. Il est facile de comparer le nouveau pontife avec son prédécesseur immédiat, mais on ne peut les opposer !

3 papes et les 3 vertus théologales : espérance, foi et charité.

Ne nous y trompons pas, il y a une véritable continuité avec ses prédécesseurs : Après Jean-Paul II qui a invité l’humanité à entrer dans l’espérance, Benoît XVI qui laisse à l’Eglise des enseignements exceptionnels et l’a exhortée à redécouvrir et à proclamer sa foi en vérité… le Pape François se présente en apôtre de la charité.

Ne nous y trompons pas, c’est le style qui a changé. Cela aura certainement des effets sur une curie romaine jusque-là assez tranquille, mais le pape François est bien le successeur de Pierre et celui de 265 autres papes, dans la continuité. Un pontife qui, comme ses prédécesseurs, a immédiatement rappelé que le Christ était au centre de l’Eglise, et non le pape ! (apic/imedia/ami)

19 mars 2013 | 09:06
par webmaster@kath.ch
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