Vatican : Lors de l’Angelus, le pape François a rappelé que l’Evangile n’autorisait pas l’usage de la force pour propager la foi

›’Foi et violence sont incompatibles’’

Rome, 18 août 2013 (Apic) Devant quelques milliers de fidèles réunis le 18 août 2013 sur la place Saint-Pierre, au Vatican, le pape François a rappelé que la foi et la violence étaient «incompatibles». Peu avant de réciter la prière de l’Angélus, le pontife a ainsi réaffirmé que l’Evangile n’autorisait pas «l’usage de la force pour propager la foi».

Méditant sur l’Evangile dominical, dans lequel Jésus affirme qu’il n’est pas venu apporter la paix sur la terre mais la «division» (Lc 12 ; 51), le pape François a ainsi souligné que Jésus ne voulait pas «diviser les hommes entre eux». Au contraire, a-t-il expliqué, il est «paix et réconciliation», ce qui ne signifie pas «compromis à tout prix» ou «neutralité». «Suivre Jésus implique de renoncer au mal», mais ce n’est pas lui qui divise, a ajouté le pape.

Ainsi, a poursuivi le souverain pontife depuis les Appartements du Palais apostolique, «cette parole de l’Evangile n’autorise pas du tout l’usage de la force pour propager la foi». «C’est précisément le contraire : la véritable force du chrétien est la force de la vérité et de l’amour, qui implique de renoncer à toute violence». Et d’insister : «Foi et violence sont incompatibles».

Prier pour l’Egypte

«Le chrétien n’est pas violent, mais il est fort, avec la force de la douceur», a encore lancé le pape, se détachant de son texte. La condamnation de la violence au nom de la religion a été l’un des grands thèmes développés par Benoît XVI au cours de son pontificat. Il avait notamment défini cette mauvaise interprétation comme une «maladie».

Au terme de l’Angélus, le pape a demandé aux fidèles de prier pour les victimes d’un tragique accident de ferry aux Philippines deux jours plus tôt. Comme il l’avait déjà fait le 15 août dernier, il a également invité à continuer de prier pour l’Egypte, plongée dans une grave spirale de violence. Le pouvoir tente en effet de mater dans le sang la résistance des Frères musulmans, qui protestent contre la destitution du président Mohammed Morsi. Accusés de collusion avec les militaires, les chrétiens égyptiens ont été victimes de représailles un peu partout dans le pays. De nombreuses églises ont notamment été incendiées. (apic/imedia/mm/cw)

18 août 2013 | 12:44
par webmaster@kath.ch
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