Les coopérants de l’Eglise dans les bidonvilles
France: 800 Français oeuvrent en Amérique latine pour le compte du Cefal
Paris(Quito, 13 janvier 2005 (Apic) 800 Français, entre prêtres, religieux et laïcs, oeuvrent actuellement en Amérique latine sous l’égide du Comité épiscopal France-Amérique latine (Cefal), indique le quotidien catholique français «La Croix», dans un article consacré à ces français coopérants de l’Eglise catholique.
«Exilés» volontaire du Mexique à la Terre de Feu, tous oeuvrent sous l’égide du Cefal, qui dépend de la Conférence des évêques de France. Ils travaillent dans les bidonvilles, les villages indigènes et les communautés abandonnées, à l’instar du Père Julhes, par exemple, installé en 1946 dans les quartiers pauvres du port de Guayaquil, en Equateur, et toujours actif à 90 ans. Ou encore comme Jeanne Marie Odièvre, 105 ans, qui a fait de la Colombie sa seconde patrie depuis 1949.
Un constat: la situation n’est vraiment pas brillante sur ce continent. Tous les délégués, en particulier d’Amérique centrale, dénoncent la montée de la violence dans les quartiers, produit de la pauvreté, de la drogue, de la prostitution et de la corruption. La montée des sectes et des groupes «évangéliques» est également une réalité évoquée par les coopérants.
Difficile situation
«La situation est difficile, parfois très tendue, reconnaît Philippe Kloeckner, secrétaire national du Cefal, mais la volonté de vivre est contagieuse en Amérique latine. Le contraste est fort avec la France, où beaucoup ont tout et pleurnichent».
Il y a beaucoup à faire en Amérique latine pour tous ceux qui croient pouvoir changer les choses en mettant leur dévouement au service des plus pauvres, estime pour sa part Mgr Bellino Ghirard, évêque de Rodez et président du Cefal. «En France, de nombreux jeunes sont fatigués d’une société blasée. Il y a une recherche de sens. Regarder vers l’Amérique latine, c’est y voir une certaine idée de communauté et y trouver la force et l’envie de reconstituer chez nous des communautés vivantes et fraternelles», confirme le Père Kloeckner. (apic/cx/es/pr)



