Réaction négative de la Conférence des évêques de France
France: Annonce ministérielle de la modification de la loi sur l’avortement
Paris, 30 juillet 2000 (APIC) Le Père Stanislas Lalanne, porte-parole de la Conférence des évêques de France, s’inquiète des futures mesures concernant la contraception, la pilule du lendemain et l’avortement qui seront présentées à la rentrée au Conseil des ministres et débattues à l’Assemblée nationale française. Ces mesures et la modification de la loi actuelle annoncées par Martine Aubry, ministre de l’Emploi et de la Solidarité, font craindre au porte-parole de l’épiscopat français que «l’avortement, qui est un mal, ne soit finalement présenté comme un droit à respecter».
Le Père Lalanne, dans un communiqué publié samedi, écrit: «Il y a un an exactement, après la première déclaration de Madame la Ministre Aubry sur la révision de la loi Veil, je demandais que l’on regarde non seulement les modalités d’application mais les véritables enjeux. ’Y aura-t-il par exemple un débat sur ce que l’on ose appeler le «droit» à l’avortement ou bien a-t-on déjà décidé d’occulter l’essentiel? La loi Veil espérait codifier et restreindre la mise en œuvre de pratiques encore considérées comme un mal. 25 années après, l’avortement est présenté comme un droit à respecter».
Le porte-parole des évêques de France poursuit: «On voudrait nous faire croire que c’est pour les femmes, pour leur dignité et leur liberté que de telles orientations doivent être prises. Quelle que soit la profondeur de certaines détresses, respecte-t-on la dignité des femmes en leur offrant la possibilité d’enlever la vie à autrui quand il n’a ni la liberté de se défendre ni aucun moyen de s’imposer ?
Le dernier paragraphe du communiqué aborde la question de la responsabilité du choix des mineures: «Certaines dispositions à propos de la contraception ou de l’avortement concernent les mineures. Cherche-t-on à enlever aux parents l’exercice d’une responsabilité déjà si difficile ? Nous savons que dès leur adolescence, des jeunes filles peuvent se trouver dans des situations dramatiques. Pourtant les réponses dernières ne seront jamais à trouver dans une permissivité accrue mais dans l’accompagnement des familles qui en ont besoin et dans une éducation véritablement respectueuse de la dignité de tous». (apic/com/ba)




