Nécessité d’un dialogue vrai et profond avec les artistes
France: Compétences élargies pour les Commissions diocésaines d’art sacré
Paris, 23 novembre 1999 (APIC) Les rapports entre l’Eglise et la société civile dans le domaine de l’art et de la gestion du patrimoine sont en pleine mutation. Consciente des enjeux pastoraux et culturels de la conservation et de l’enrichissement du patrimoine cultuel, l’Eglise de France a édicté de nouvelles directives sur «la responsabilité des commissions diocésaines d’art sacré»
Présenté mardi à Paris par Mgr Claude Dagens, évêque d’Angoulême, accompagnateur du Comité national d’art sacré, le document invite les commissions diocésaines d’art sacré à remplir une quadruple mission : d’initiative et d’accompagnement, d’animation, d’arbitrage et d’éducation.
Créées après le concile Vatican II pour mettre en oeuvre la réforme liturgique, les commissions diocésaines d’art sacré bénéficient de statuts publiés en 1984 qui délimitent le champ de compétence pastorale. Le nouveau texte complète leur mission dans le domaine culturel et réaffirme la nécessité d’un dialogue vrai et profond de l’Eglise avec les artistes pour exprimer la foi dans le message évangélique.
L’intérêt pour le patrimoine culturel, qui coïncide largement avec le patrimoine cultuel, est très répandu aujourd’hui. Il invite l’Eglise à déployer de nouveaux efforts pour permettre au plus grand nombre l’accès aux trésors d’art sacré. Mais la revalorisation des «lieux de mémoire» peut susciter des tensions entre les affectataires et l’Etat ou les mairies qui sont les propriétaires de la plupart des édifices religieux en France. Les commissions diocésaines d’art sacré sont donc appelées à jouer un rôle de discernement et de conseil en cas de litige.
Elles sont également invitées à provoquer la collaboration d’artistes de talent et de responsables de la culture et du patrimoine, pour rechercher de nouvelles formes d’expression de la foi, pour susciter la création dans la liturgie et déployer une poétique du rituel. Elles sont de même encouragées à susciter des initiatives en matière de construction d’églises nouvelles.
La promotion de la culture religieuse dans le cadre du système éducatif est également une des missions des commissions d’art sacré . Non pas en se substituant aux services diocésains de catéchèse mais en collaborant avec eux. Chaque commission diocésaine d’art sacré oeuvre sous la responsabilité de l’évêque qui en a promulgué la constitution. «Au service du culte et de la culture sur l’ensemble du territoire de la France, elles constituent un véritable service public», souligne Isabelle Renaud-Chamska, secrétaire général du Comité national d’art sacré. (apic/jcn/mp)




