Quid des promesses faites par le G7 il y a un an à Cologne ?
France: Dette: déclaration des Eglises chrétiennes de France
Paris, 28 juin 2000 (APIC) Qu’en est-il des engagements pris par les pays du G7 il y a un an à Cologne concernant la dette des pays les plus pauvres ? La question est posée par le Conseil d’Eglises Chrétiennes en France dans une lettre adressée au président Jacques Chirac et au Premier ministre Lionel Jospin.
La déclaration est signée par les trois co-président du Conseil, le pasteur Jean-Arnold de Clermont, pour la Fédération Protestante de France, par Mgr Louis-Marie Billé (Lyon), pour la Conférence des évêques de France, et par Mgr Jérémie, pour l’Assemblée des évêques orthodoxes de France.
La lettre commence par rappeler que, selon l’Unicef, 500’000 enfants meurent chaque année faute de soins, que 90 millions de filles et de femmes sont privées d¹éducation, alors que «les fonds sont disponibles mais largement utilisés pour le remboursement de la dette».
Cette réalité des effets de la dette, qui oblige les pays les plus pauvres à rogner sur les budgets essentiels de la santé et de l’éducation, a mobilisé de par le monde des millions de personnes soucieuses de faire en sorte que cette situation ne se reproduise plus, relève le document. Confrontés à cette mobilisation sans précédent, les pays membres du G7, réunis à Cologne le 19 juin 1999, ont décidé l’allégement d’environ la moitié de la dette de 36 pays parmi les plus pauvres et les plus endettés. Par la suite, plusieurs pays, dont la France, ont annoncé une annulation à 100% de leurs créances bilatérales.
«Un an après, malgré ces annonces uniques dans l’histoire des remises de dette, les résultats restent décevants, constatent les signataires. 5 pays seulement (Ouganda, Bolivie, Mauritanie, Mozambique et Tanzanie) ont commencé à recevoir des allégements de dette. Les conditions exigées par le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale demandent des délais de mise en oeuvre trop importants, 2 à 3 ans au minimum. La France, malgré les effets d’annonce, n’envisage toujours pas d’annuler l’ensemble des créances qu’elle détient sur les pays pauvres: les promesses concernent 45 milliards de francs, soit 57% de la dette des pays pauvres très endettés.
«Jugeant un an après que l’initiative de Cologne est



