France: Enquête des RG sur les évangéliques

La Fédération protestante «consternée»

Paris, 6 avril 2007 (Apic) Le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la fédération protestante de France (FPF), s’est déclaré «consterné» par une enquête des Renseignements généraux sur les milieux évangéliques. Il incité les pasteurs «à la plus grande réserve», dans un communiqué publié jeudi.

Le président de la FPF dit avoir été «informé le 4 avril du lancement d’une enquête nationale menée par les Renseignements généraux pour un «recensement des milieux évangéliques»avec une attention particulière portée aux «incidents» liés à l’exercice du culte».

Jean-Arnold de Clermont «a fait savoir aux directions d’Eglises, qui transmettront aux pasteurs ou présidents de conseils presbytéraux que rien ne les oblige à répondre aux enquêteurs des renseignements généraux» et que «s’ils les reçoivent, ils devront faire preuve de la plus grande réserve».

Au ministère de l’Intérieur, selon l’Agence France presse, on indiquait jeudi soir que «dans le cadre de leur activité professionnelle, les RG se sont toujours intéressés aux éléments les plus radicaux et les plus violents de toutes les communautés religieuses, quelles qu’elles soient».

Cette enquête n’a pas de lien avec l’élection récente du pasteur évangélique Claude Baty à la tête de la FPF. Selon Jean-Arnold de Clermont, elle a été lancée bien avant.

Colombie: Plus de 7’000 déplacés fuient les combats entre armée et guérilla

Situation catastrophique dans le département de Nariño

Bogota, 6 avril 2007 (Apic) Près de 1’000 familles, soit plus de 7’000 personnes, ont été poussées ces derniers jours à abandonner leurs habitations de la commune d’El Charco, dans le département méridional colombien de Nariño, près de la frontière avec l’Équateur, en raison des intenses combats entre l’armée gouvernementale et la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

La fuite des habitants a été dénoncée par le maire de la localité, Victor Candelo, qui a demandé l’aide de la Croix Rouge pour l’assistance aux civils, logés temporairement dans des abris de fortune, chez des parents, des amis ou dans des locaux mis à disposition par des organisations humanitaires locales, indique l’Agence Misna.

Selon le maire, cette situation est due au lancement d’une opération militaire massive par la Marine militaire le 22 mars le long du fleuve Tapaje. L’administration communale d’El Charco a décrété l’état d’urgence dans l’espoir d’obtenir des aides de première nécessité pour les familles déplacées.

Plusieurs autres centaines de familles seraient prises en étau entre les belligérants – armée et guérilla – dans les zones de Monte Alto Arenal, Horminguero et El Rosario. La semaine dernière, dénonçant des menaces de mort adressées à des membres de la société civile par un nouveau groupe armé, baptisé «Organización Nueva Generación», le diocèse de Tumaco avait attiré l’attention du gouvernement central sur la grave crise humanitaire en cours depuis des années dans le Nariño.

Inquiétude de l’ONU

Une «vive inquiétude» a été exprimée par les représentants des Nations Unies en Colombie au sujet de la situation humanitaire qui afflige le département méridional de Nariño.

«Nous demandons aux responsables de respecter les droits de la population civile qui se trouve en plein milieu du conflit, et surtout son accès à l’aide humanitaire» indique une note conjointe des services onusiens de Bogotá, qui suivent «avec attention ce qui se passe dans la région du fleuve Tapaje», en particulier dans la commune d’El Charco. Les autorités sont sommées d’agir «avec un sens de responsabilité et en faveur de la protection des civils, dans la mesure requise et dans des délais appropriés».

Après les cris d’alarme des organisations de la société civile, le gouvernement de Bogotá a finalement admis que la situation humanitaire dans le Nariño est «très complexe», selon les paroles du ministre de la Défense Juan Manuel Santos, qui n’a pas admis la responsabilité de l’offensive militaire. (apic/misna/pr)

6 avril 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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