France: Face au PACS, les protestants français plaident pour la «durabilité et la fidélité»
Ni pour ni contre, en égratignant au passage les uns et les autres
Paris, 6 novembre 1998 (APIC) La Fédération protestante de France (FPF) réagit face au «Pacte civil de solidarité» (PACS) en France. Sans jamais dire oui ou non à ce pacte, la FPF regrette cependant que les vrais débats n’aient pas vraiment été posés.
Dans un communiqué, la FPF égratigne au passage les uns et les autres. «Entre ceux qui, de façon farouche parfois, défendent les valeurs du mariage et de la famille établie et qui en font l’élément de base de tout lien social, et ceux qui aujourd’hui tentent de promouvoir d’autres formes de conjugalité et de fidélité avec la même valeur symbolique», la FPF ne veut pas «être réduits à choisir» ni se «résoudre à de simples dispositions législatives accolées à la législation du mariage».
La Fédération Protestante de France entend redire que le PACS «doit avoir le courage de ses principes et de sa raison d’être et ne pas se cacher derrière le problème des concubins ou autre fratrie qui ne réclame pas une reconnaissance symbolique particulière». L’homosexualité est une réalité sociale dans la société française d’aujourd’hui, observe-t-elle, et, sans légitimer plus avant cette réalité de fait, il faut accompagner et respecter davantage les personnes homosexuelles: une conviction qui «provoque déjà un grand débat au sein de nos Eglises».
Avant d’arriver à légiférer sur «de nouvelles formes reconnues de conjugalités, ce qui mérite débats sereins et concertation», on pourrait plus simplement reconnaître, pour les homosexuels notamment, préconise la FPF, des dispositions fiscales et patrimoniales plus claires et plus justes.
La Fédération protestante réaffirme néanmoins «qu’une société ne peut se construire que dans la durabilité et la fidélité et que l’avenir ne s’érige pas dans la versatilité ou la simple satisfaction de ses besoins, avec ou sans PACS!, mais dans un esprit de solidarité et de justice et tous les patients efforts qu’il suppose». (apic/cip/pr)



