Quel langage pour parler dans les médias?
France: Journées d’études François de Sales les 24 et 25 janvier à Annecy
Annecy, 24 janvier 2002 (APIC) Quelque 125 professionnels de la presse catholique française et des hôtes des pays voisins participent du 24 au 25 janvier à Annecy aux 6èmes Journées d’études François de Sales. Organisées par la Fédération Française de la Presse Catholique en collaboration avec l’Université Catholique de Lyon, elles ont pour thème «Vocabulaire et symbole: France: Journées d’études François de Sales les 24 et 25 janvier à Annecy».
Les Journées d’études, qui s’adressent aux journalistes catholiques français, voient cette année une alternance entre conférences, ateliers expérience ou recherche, et moments de rencontres et d’échanges. Convoquées pour la première fois en 1996 par le diocèse d’Annecy, la Fédération Française de la Presse Catholique et le Département de communication de l’Université catholique de Lyon, les Journées d’études François de Sales sont devenues un rendez-vous annuel important pour les journalistes catholiques, au-delà des diverses sensibilités et tendances.
En ouverture des travaux, les participants ont été accueillis par l’évêque d’Annecy, Mgr Yves Boivineau, qui a souligné l’importance des médias pour tisser des liens, favoriser le dialogue et la compréhension entre les peuples.
Le français, «une langue en mouvement»
Centrant son intervention sur le français, «une langue en mouvement», puis sur l’évolution du langage dans les médias, la linguiste Henriette Walter a rappelé jeudi que la langue de Voltaire est en perpétuelle mutation. Directrice du Laboratoire de phonologie à la Sorbonne, elle a souligné que ce n’est qu’au début du XXème siècle, lors de la Première Guerre mondiale, que les Français ont dû abandonner leurs patois régionaux pour communiquer entre eux au moyen de la langue officielle.
Mais auparavant, depuis l’arrivée des Gaulois vers 500 avant J.-C., le français est passé par diverses transformations avant de faire l’objet de dictionnaires. Sa racine latine, tout en conservant des expressions gauloises, s’est enrichie de termes gothiques, anglais, arabes et de nombreuses autres influences. «Et le français ne finit pas de se transformer.», a poursuivi la conférencière, en citant les nombreuses abréviations, les reprises anglophones, et – ce qui ne déplaira pas aux écoliers – , l’abandon progressif du passé simple de l’indicatif et de l’imparfait du subjonctif.
Le 25 janvier, le Belge Frédéric Antoine, responsable des formations en journalisme au Département de la communication de l’Université catholique de Louvain, devait aborder cette question complexe: «Y a-t-il un langage pour parler du religieux dans les médias?».
La plus grande partie des Journées d’études se déroule cette année sous la forme d’ateliers. Les participants ont ainsi la possibilité de se mettre à l’écoute d’expériences relatées par divers spécialistes dans les domaines du langage, des médias et des religions. Ils peuvent également se laisser guider dans une recherche à partir des questions qu’ils se posent habituellement sur différents aspects du langage. (apic/bb)




