France: La Conseil permanent de la CEF s’oppose au projet de loi sur l’avortement

«Respecter la vie humaine en ses commencements»

Paris, 11 octobre 2000 (APIC) La Conférence des évêques de France (CEF) réagit au projet de loi relatif à l’interruption volontaire de grossesse présenté par le gouvernement français. Elle réclame le «respect de la vie humaine en ses commencements».

Selon le Conseil permanent de la CEF, le problème fondamental du débat sur l’avortement est le respect de la vie humaine. Le Conseil rappelle les déclarations de Jean Paul II dans l’Encyclique «Evangelium vitae»: «l’avortement provoqué est le meurtre délibéré et direct, quelle que soit la façon dont il est effectué, d’un être humain dans la phase initiale de son existence, située entre la conception et la naissance». Le Conseil permanent souligne qu’un embryon représente en effet le commencement d’une vie. Il appartient dès lors à l’humanité. Selon le Conseil, «beaucoup voudraient que ce caractère humain ne soit reconnu à l’embryon qu’à partir d’un certain stade».

Pour le gouvernement français, le sens du projet de loi est de «faire progresser le droit des femmes à disposer de leur corps et à maîtriser leur fécondité». Celui-ci comporte «l’aménagement» de l’autorisation parentale pour les mineures souhaitant avoir recours à l’IVG. «Il est dangereux de toucher, à partir d’une situation d’exception, au statut de la famille. Il faut aider les parents à jouer leur rôle», estiment le Conseil permanent de la CEF, en se demandant qui protégera les mineures du poids que l’on fait peser sur elles en les pressant d’interrompre leur grossesse.

Depuis 1975, on compte, en France, 200’000 avortements annuels pour près de 720’000 naissances. Le Conseil a déclaré qu’il s’attendait à ce que de tels chiffres entraînent un examen critique de la législation. «Au lieu de cela, les dispositions projetées ressemblent à une fuite en avant, qui non seulement écarte les objections des praticiens mais ancre un peu plus dans les mentalités l’idée d’un droit à l’avortement», ont ajouté les membres du Conseil permanent. Selon eux, il faut aider les femmes en agissant de telle manière qu’elles aient la liberté d’aller au terme de leur grossesse. (apic/com/fm)

11 octobre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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