Livret, site internet et parrains de renom

France: Le ministre de l’Education lance une campagne pour l’engagement de jeunes

Paris, 30 janvier 2003 (APIC) Luc Ferry, le ministre de l’Education Nationale veut stimuler l’engagement des jeunes dans la société. Il lance du 17 au 31 mars une «Quinzaine de l’engagement» à destination des 11 à 28 ans. Un livret de l’engagement, un site internet recensant près de dix mille initiatives, ainsi que l’intervention de personnalités de tous bords, dont Jean-Jacques Goldmann, David Douillet et Soeur Emmanuelle, sont requis pour mener à bien cette campagne, intitulée «Envie d’agir».

La Fédération Française de la Presse Catholique (FFPC) a invité le 30 janvier Luc Ferry à rencontrer les journalistes pour leur présenter son projet. Le ministre part du constat qu’entre la vie publique (la vie scolaire) et la vie privée (la vie familiale) les jeunes n’investissent pas la société civile. Inoccupés, ils sont aujourd’hui -sauf pour une petite minorité d’entre eux ayant une passion – «incapables de se poser dans l’existence», estime le ministre de l’Education.

Pour Luc Ferry, c’est l’un des effets pervers du «jeunisme» (vouloir rester jeunes à tout prix) dont le message implicite est que le monde des adultes ne vaut guère le coup d’être vécu et que «grandir en âge, c’est l’horreur». Ce qu’il appelle le syndrome de Peter Pan. Or, souligne-t-il, les jeunes attendent un message opposé. Il faut faire valoir auprès d’eux que s’engager avec d’autres pour tel ou tel motif est ce qui donne le plus de sens à la vie, estime Luc Ferry, qui est également un philosophe de l’humanisme athée.

La reprise de la vie politique passe par l’aide aux jeunes à se prendre en main

Aider les jeunes à se prendre en main, c’est aussi travailler indirectement à une reprise en main du politique. Revalorisation qui passe par ailleurs par la construction d’ensembles politiques plus vastes que l’Etat nation – par exemple l’Europe – et qui est absolument nécessaire. En effet, analyse Luc ferry, la globalisation a pour effet que personne aujourd’hui, pas plus les grands leaders mondiaux réunis à Davos que les autres, ne contrôle ce qui se trame.

Autrement dit, personne ne tire les ficelles de la mondialisation, ni ne croit plus au progrès. Ni même ne sait où nous allons, estime le ministre et philosophe. Concrètement comment faire pour motiver les jeunes à s’engager? En leur proposant des projets exaltants à travers la campagne intitulée «Envie d’agir», répond Luc Ferry.

Parrains de renom

Le coup d’envoi sera donné en mars. Isabelle Autissier, la navigatrice en solitaire, Jean-Jacques Goldmann, le chanteur, David Douillet, le judoka, ou encore Soeur Emmanuelle, au total une dizaine de parrains ont été soigneusement retenus pour venir à la rencontre des jeunes dans les établissements scolaires et les missions locales pour l’emploi.

Des lieux où le Guide de l’engagement (128 pages) leur sera distribué. Il se veut le B.A.-Ba de l’engagement et présente les divers types d’engagements – caritatif, humanitaire, civique, culturel, sportif ou même économique – ainsi que les principaux réseaux d’associations.

Au sommaire également, des exemples d’actions et de nombreux conseils pratiques pour se lancer plus facilement à son tour dans l’aventure. Il sera aussi en vente en librairie et en kiosque (au prix de 3 euros). Par ailleurs, un site internet – www.education.gouv.fr, cliquer sur «envie d’agir» – permet de consulter le nom des organismes et partenaires qui apportent leur soutien et leur expertise. On y trouve plus de 10’000 propositions de projets ainsi que des fiches pratiques.

Un programme pour la durée

Enfin, en prolongement de cette «Quinzaine de l’engagement», une journée de l’engagement sera programmée en 2004 et déclinée au niveau régional dans tous les établissements scolaires, universitaires ou d’apprentissage. Elle est destinée à être reconduite chaque année. (apic/jcn/sh)

30 janvier 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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