La Fraternité S. Pie X leur propose une réflexion commune
France: Les disciples de Mgr Lefebvre écrivent aux prêtres
Paris, 9 mars 1999 (APIC) Et si on se parlait? C’est la proposition que font aux 27’000 prêtres catholiques de France les 370 prêtres intégristes membres de la Fraternité St-Pie X, fondée par Mgr Marcel Lefebvre. Avec la conviction qu’ils ont des choses à se dire et à partager.
Cette proposition, les prêtres lefébvristes la font dans le premier numéro d’une «Lettre à nos frères prêtres», qui se présente en sous-titre comme «Lettre de liaison de la Fraternité Saint-Pie X avec le clergé de France». Dix ans après la consommation du schisme d’Ecône par la consécration de quatre évêques par Mgr Lefebvre, il s’agit d’une main tendue au clergé français, et spécialement aux plus jeunes.
A l’occasion de l’inauguration en octobre dernier de la nouvelle «basilique» d’Ecône, dans le canton suisse du Valais, la Fraternité se glorifiait de sa croissance et de sa jeunesse. Elle compte aujourd’hui 370 prêtres dont la moyenne d’âge est de 37 ans, présents dans 132 maisons de 27 pays des cinq continents. Fier de ce bilan, le supérieur du séminaire d’Ecône n’hésitait pas à publier, parallèlement aux statistiques de la Fraternité, les chiffres officiels des défections de prêtres diocésains en Europe. On apprenait ainsi que 5’572 prêtres ont quitté le sacerdoce entre 1978 et 1995.
Le ton d’aujourd’hui n’est pas plus à l’arrogance. Dans l’éditorial du premier numéro de la ” Lettre «, l’abbé Pierre-Marie Laurençon, supérieur de la Fraternité pour la France, qui se dit «banni entre les bannis», invite la «génération sacerdotale de l’après-Concile» à une réflexion commune car la jeune génération sera bientôt seule aux commandes d’une Eglise qui ne comptera plus que 8’000 prêtres.
«La Croix» analyse le fait et parle d’une nouvelle stratégie, qui doit permettre aux intégristes de sortir de leur «splendide isolement» et de ne pas apparaître comme des «brebis galeuses». L’un d’eux, un laïc, confirme: «Beaucoup de prêtres extérieurs à la Fraternité sont proches de nous. Nous sommes victimes de la fausse image véhiculée sur nous. Grâce à cette lettre, nous allons toucher curés et vicaires, échanger sur les réalités de terrain».«
Le numéro deux de cette «Lettre» trimestrielle sera consacré aux réactions à cette proposition, à laquelle l’épiscopat français n’a pas l’intention de réagir officiellement. (apic/cip/cx/pr)



